| Ecrit par Nicolas Mangin,
le 06-06-2008 00:00
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Le succès fou de Bienvenue chez les Ch’tis ne rapporte pas seulement à son réalisateur Dany Boon. Les commerçants tentent coûte que coûte de profiter du phénomène. Les produits estampillés "ch’ti" remplissent les caisses Dany Boon peut avoir le sourire : son film engrange des bénéfices pas "ch'tis" du tout ! (photo AFP)
A Cannes, Dany Boon a fêté avec toute son équipe le cap des 20 millions d’entrées franchi par Bienvenue chez les Ch’tis. En tant que réalisateur mais aussi acteur du film, il a déjà empoché 6,75 millions d’euro. Le film, qui n’a coûté que la modique somme de 11 millions d’euro, totalisait au 27 mai 121 millions d’euro de recettes… Plus qu’un succès cinématographique, avec ses 20 millions de spectateurs, la comédie a enterré la Grande vadrouille et même le Titanic, jusqu'ici record d’entrées en France. Plus étonnant ce succès a généré un phénomène marketing démentiel. Et les spécialistes dans ce domaine l’ont bien compris, puisque l’acteur américain Will Smith a acquis les droits pour produire un remake avec la Warner Bros. Les Italiens sont également sur les dents. En France, la région Nord-Pas-de-Calais a bien sûr été la première à profiter de la contagion "ch’ti". L’office de tourisme de la ville de Bergues, où se déroule l’action, propose le Ch’ti tour, pour visiter les lieux clés du film. On se rue par exemple sur le pont du pipi !
La vie en ch’ti A Lille, les produits dérivés se vendent comme des petits pains. T-shirts, porte-clés et autres babioles estampillés ch’tis ont vu leurs ventes augmenter de 300 % en mars dernier par rapport à mars 2008, d’après le comité régional de tourisme Nord-Pas-de-Calais. Mieux encore, la France s’est mise à aimer le maroilles, ce fromage au lait de vache corsé et à l’odeur forte, que les héros du film trempent dans leur café à la chicorée. Le syndicat des fabricants et affineurs de maroilles ont constaté que tous les producteurs ont été à un moment donné en rupture de stock. La brasserie Castelain se frotte aussi les mains. En ayant fait apparaître son enseigne dans le film, elle a boosté les ventes de sa bière en mars de 30 % par rapport à la même époque en 2008. Seulement référencée chez Auchan et Carrefour auparavant, les distributeurs se l’arrachent à présent. Est-ce qu’il en sera de même de "la frite du Nord" - le nouveau produit commercialisé par Mc Cain, la semaine dernière lors de la fête donnée à Lille en l’honneur de l’équipe du film ? Son emballage bilingue français-ch’ti a de quoi séduire en tout cas... Et si malgré toute l’affection que vous portez pour les Ch’tis depuis votre passage en salle, le maroilles ne rencontre toujours pas vos faveurs gustatives, essayez-vous au son de Ch’ti DJ. Mais il n’est pas certain que vos oreilles supportent longtemps son tube électro-techno, classé premier des ventes de singles pendant une semaine tout de même ! Nicolas MANGIN. (www.lepetitjournal.com) vendredi 6 juin 2008
Voir notre critique du film Et aussi dans notre édition : Bye bye La grande vadrouille, place aux Ch'tis ! Clip de Ch'ti DJ - Hey Biloute ! Monte le son ! Hein !
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