| Ecrit par Patrice Cam,
le 02-06-2008 00:02
|
|
Avec ses sept trentenaires, dont certains bien tassés, l’équipe de France ne manquera pas d’expérience à l’Euro. Mais elle aura peut-être le souffle court sur une compétition plus dense qu’une Coupe du monde Du haut de ses 36 ans, Lilian Thuram est l'un des plus vieux joueurs de l'équipe de France (photo AFP)
Les Bleus vont présenter leurs meilleurs vieux en Suisse. Pas sûr, pourtant, qu’ils puissent en faire de même en Autriche. Pour visiter le deuxième pays organisateur de l’Euro, l’équipe de France devra sortir du "groupe de la mort", où elle retrouvera la Roumanie (9 juin, à Zurich), les Pays-Bas (13 juin, à Berne) et l’Italie (18 juin, à Zurich). Deux ans après la finale du Mondial allemand perdue aux tirs au but face aux Italiens, déjà, les Français vont tenter de relever le défi avec les mêmes cadres, sauf Zidane. Mais les Thuram, Sagnol, Makelele, Vieira et même Henry ont pris deux ans de plus. Si pour Coupet, dans les buts, les 35 ans n’ont rien d’un handicap, le poids des ans pèsera tout autrement pour Thuram, Makelele ou encore Vieira, qui évoluent à des postes bien plus exigeants physiquement. Des trois plus vieux joueurs de champ, Makelele (35 ans) est celui qui a apporté le plus de garanties cette saison, avec Chelsea. Thuram (36 ans), au Barça, mais aussi Vieira (31 ans), à l’Inter, ont vécu une saison en pointillés, sans la confiance de son entraîneur pour le premier, escorté par les blessures pour le second. Ce dernier a aussi vécu l’essentiel de la préparation blessé. Benzema, Nasri et Ribéry pour rajeunir l’équipe Sagnol (31 ans) et Henry (30 ans) semblent en avoir davantage sous la semelle. Mais le premier a très peu joué au Bayern et le second a vécu une saison en demi-teinte à Barcelone. Rien ne dit que tous ces anciens ne se retrouveront pas en forme en Suisse, comme Vieira avait su le faire en Allemagne malgré les doutes qui accompagnaient sa préparation. Mais un Euro, avec des matches tous les trois jours, pompe plus les organismes qu’une Coupe du monde. Ce qui contribue à alimenter le scepticisme entourant l’âge des Bleus, et pas seulement celui du capitaine. Certes, l’équipe de France a aussi pris un bon coup de jeune avec Benzema, la révélation, Nasri, déjà très présent en éliminatoires, et Ribéry, devenu le maître à jouer du onze tricolore. Reste à savoir si ces atouts jeunes prendront réellement le relais. De leur capacité à s’imposer dépend une bonne part du destin bleu en Suisse et en Autriche. Patrice CAM. (www.lepetitjournal.com) lundi 2 juin 2008
|