| Ecrit par LPJ Budapest,
le 02-06-2008 00:00
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Après sa visite en Hongrie à l'automne dernier, jeudi, Nicolas Sarkozy s'est rendu en Pologne où il a déclaré que désormais le marché français serait ouvert aux travailleurs des Etats ayant rejoint Bruxelles en 2004, et cela à quelques semaines de la présidence française à la tête de l'Union européenne A un mois de la présidence française de l'Union Européenne, Nicolas Sarkozy a annoncé la fin des restrictions à la libre circulation des travailleurs venus des nouveaux Etats membres
Il n'y a pas de coïncidences en politique. Le 1er juillet prochain, les ressortissants des 8 pays d'Europe centrale pourront désormais travailler librement en France. Nicolas Sarkozy a attendu sa visite en Pologne pour annoncer la nouvelle. "La libre circulation des personnes est à la base de l'Union européenne, a-t-il expliqué à la Diète polonaise. Il est temps pour la France de lever les dernières restrictions à la libre circulation des travailleurs polonais comme des travailleurs des autres États qui ont rejoint l'Union en 2004". Comment mieux inaugurer la présidence française qui débutera le même jour à la tête de l'Union ? Même si la mesure reste symbolique, le geste est important mais ne devrait pas pour autant voir des vagues de travailleurs arrivés de nos confins. Il est vrai que depuis mai 2006 et janvier 2008, l'ouverture du marché du travail français s'était faite doucement et n'avait pas suscité de gros afflux de travailleurs de l'Est, contrairement à ce qu'avaient voulu faire croire certains politiciens français à l'époque de l'élargissement. Le cas hongrois Les pays d'Europe centrale nouveaux membres manquent parfois eux-mêmes cruellement de bras, d'autres sont peu enclins à l'expatriation ou alors il faut qu'elle soit de courte durée, confèrent les Hongrois. Tous les pays ne sont donc pas à la même enseigne. Si la Roumanie accueille favorablement les travailleurs vietnamiens, la demande ne l'exige pas encore en Hongrie par exemple. D'autant plus que la situation économique en Hongrie devrait s'améliorer. C'est du moins ce qu'a déclaré le ministre des Finances Janos Veres. Les ménages devraient voir leur revenu progresser de 0,5%, ce n'est pas beaucoup mais c'est mieux que les 6% de baisse de l'année dernière. L'inflation quant à elle devrait diminuer en passant de 8% à 6%. C.V. (www.lepetitjournal.com - Budapest) lundi 2 juin 2008
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