| Ecrit par Frédéric Guitton,
le 30-05-2008 01:00
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Au Népal, la République a été proclamée mercredi soir par l’Assemblée constituante. Les habitants ont aussitôt envahi les rues de la capitale pour fêter l’événement, mais plusieurs attentats viennent déjà de secouer le pays Mercredi, avant même l'annonce officielle de l'abolition de la monarchie, les Népalais étaient nombreux à faire entendre leur joie dans les rues de Katmandou (photo AFP)
La monarchie népalaise, vieille de 240 ans, vient d’être définitivement abolie. Mercredi soir, l’Assemblée constituante a officiellement proclamé la République, après être parvenue à un consensus sur le nouveau fonctionnement des institutions. Toute la journée, des scènes de liesse ont éclaté dans les rues de la capitale Katmandou où plusieurs dizaines de milliers d’habitants ont célébré ce tournant historique. Et dès hier, le drapeau royal de la dynastie des Shah a été retiré du palais royal. Elue le mois dernier, l’Assemblée constituante est composée en majorité de maoïstes, d’anciens rebelles qui ont mené une guérilla pendant près de dix ans contre le roi Gyanendra. En 2006, suite à des manifestations du peuple réclamant la république, ils étaient sortis de la clandestinité pour s’allier aux autres partis du pays et tenter de renverser la monarchie. Déjà quatre attentats Ces dernières années, le roi Gyanendra était devenu très impopulaire. Arrivé au pouvoir en 2001, il souhaitait réimposer la monarchie absolue au Népal. Le 2 février 2005, il s’était d’ailleurs arrogé les pleins pouvoirs, après avoir limogé le gouvernement et dissous le Parlement. Mais face à la pression populaire, il avait dû finalement rétablir la monarchie constitutionnelle un an plus tard. Aujourd’hui, il est désormais sommé de quitter le palais royal dans les 15 jours, avant que sa demeure ne soit transformée en musée. L’Assemblée a également décrété trois jours fériés pour célébrer la République. Mais les festivités ont déjà été ternies par quatre attentats depuis le début de la semaine, malgré la forte présence policière. Dans un pays enclavé et marqué par la pauvreté, les dirigeants de cette nouvelle république auront fort à faire pour redresser la nation, d’autant que les dissensions entre partis politiques sont loin d’être résolues. Alors que la constitution mettra plusieurs mois avant d’être établie, les partis minoritaires sont nombreux à craindre que les maoïstes abusent désormais du pouvoir. Frédéric GUITTON. (www.lepetitjournal.com) vendredi 30 mai 2008 En savoir plus : Le Monde - L’Assemblée népalaise abolit la monarchie et proclame la République Libération - Katmandou fête la chute du Roi Le Figaro - Gyanendra, le dernier Roi du Népal
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