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CARRIÈRE - La gestion des âges dans le travail - Episode 3 |
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lundi 02 juin 2008 |
Chaque mois, nous
découvrons sur le petit journal les étapes
professionnelles liées à l’âge, qui marquent
nos rêves professionnels. Chaque âge a ses attentes, ses
manques et ses besoins. Certains éléments de contexte
favorisent « la chance et la malchance ». Pour mieux en comprendre le sens, nous suivons mois après mois les étapes d’Alberto.(*)
Cette rubrique est présentée avec notre partenaire VASIS -CONSEIL
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 Marion Suffert, experte en gestion de carrière (Photo Vasis-Conseil)Tous
les quatre-cinq ans, nous traversons des petites crises, liés a ce que
nous avons vécu, ce que nous désirons vivre et ce que nous cherchons.
Le développement professionnel s’entrelace avec nos vies personnelles.
Certaines crises sont plus lourdes que d’autre. Certaines passent
inaperçues. Et puis il y a des âges critiques…
Aujourd’hui
Alberto traverse la deuxième étape. Il a entre 28-32 ans. Il n’est plus
ni enfant ni ado. En tous cas, il devrait avoir cessé de l’être.
Alberto
travail depuis près de six ans dans la même société de conseil. Les
dirigeants l’apprécient. Il fait partie de la « famille » : Travailler
le week-end ou s’absenter le mardi ne fait pas de différence. On lui
fait confiance.
Après une première étape de voyages et
déplacements entre équipes de consultants jeunes et moins jeunes, il
s’est mis à travailler chez le client. Un environnement en couleur, des
contacts chaleureux : Collègues / copains, cadres cultivés de
l’entreprise cliente, déjeuners collectifs, dîners avec les uns, avec
les autres. Il s’est finalement perfectionné dans des outils qu’il a
mis en place, développés et améliorés pour le client, et qui
finalement ont été également commercialisés pour tout un réseau de
clients. Son travail a été remarqué et reconnu par des personnes qu’il
aime bien, ou mieux, qu’il respecte.
Sa compagne fait de la
recherche à l’université. Après deux ans de vie en couple, elle a eut
l’opportunité de réaliser un projet a l’étranger. Ils sont partis
ensemble. La boite d’Alberto a bien sur accepté : Il continuera a
travailler sur ses outils de chez lui.
A 31 ans, il jouit d’une
vrai indépendance professionnelle, d’un bon salaire, dans un pays
ensoleillé et d’un joli bébé. Tout devrait être « pour le mieux dans le
meilleur des mondes ». Mais Alberto s’isole.
Peu de copains et
peu de temps. Le jour, bébé est là. Le soir, c’est la maman. Et la nuit
est pour le retard accumulé durant la journée sur son boulot. Les
outils sont aussi ses bébés. Il les connaît bien : il se sent retiré
dans la grotte de ses outils. Un chemin qui l’écarte du monde.
Le
bébé gigote dans son lit et l’empêche de se concentrer. Il fait beau.
Le product manager du siège a présenté les nouvelles améliorations de
ses outils. Tout le monde a applaudie. Alberto n’était pas là. Il
décide d’aller promener bébé. Lui et bébé regarde ensemble le ciel tout
bleu. Il repense à la conversation qu’il aimerait avoir avec son
patron : Développer un nouveau produit serait recommencer à zéro ? Faire
de la gestion de projet ? Retourner au siège ? Peut être devrait il
chercher un nouveau boulot. Le bébé lui sourit. Ils prolongent leur
promenade. Il finira son travail cette nuit. Quand bébé dormira. Pour
l’instant il devrait essayer de profiter de ce pays qu’il ne connaît
pas, et ou il n’a eu encore le temps de s’intégrer. | | | (*) Quelques réponses aux questions sur la première étape, entre 23 et 27 ans :
1) Pourquoi pour Alberto la partie est gagnée ?
Connaître le monde du travail avant 18 ans.
Les
statistiques et les études d’emploi sont éclatantes : Les jeunes qui
ont l’opportunité de travailler avant 18 ans, dispose d’un atout
remarquable en termes de carrière. Alberto travail tous les été, depuis
qu’il est étudiant.
Parler l’anglais.
Que l’anglais soit ou
non aujourd’hui utilisé dans toutes les entreprises, peu importe. Il
est reconnu comme étant l’élément visible de la compétence clé du monde
de demain. Alberto a aussi travaille en été dans des pays anglo-saxon.
Il parle, et comprend les anglos-saxons.
2) Quels sont les risques et les opportunités de la prochaine étape ?
Son
sens de l’opportunité devant le choix « d’apprendre » ou de
« diriger ». Il risque de choisir en accord avec une perception
« conventionnelle » de la réussite professionnelle, ou en fonction des
opportunités de vie qui pourrait se présenter. La deuxième étape est
une étape clé. Elle définit, bien plus que la première étape, le chemin
de carrière. Un mauvais choix peut être porteur d’un risque dont les
conséquences ne seraient vécues qu’a moyen terme.
3) Que conseillez-vous a son entreprise pour gérer son potentiel et ses premiers acquis ?
L’aider
a identifier ce qu’il « cherche » dans le travail, pour encadrer ses
choix et son évolution, et bénéficier en termes de résultats de son
apprentissage, de son potentiel et de sa motivation.
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Article réalisé par Vasis Conseil (www.lepetitjournal.com) jeudi 13 mars 2008 |
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Episodes précédents : Gérer sa Carrière à travers les âges
Episode 1 : Présentation
Episode 2 : Alberto a 23-27 ans |
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