|
L’Egypte est très mal classée dans le rapport des Nations-Unies sur le respect des droits de l’Homme, de juin 2007 à mai 2008. Sur une échelle qui va de -32 à +32, elle se situe seulement à -18. Les autorités egyptiennes ont fait entendre leur contrariété 60ème anniversaire de la Fédération Internationale des Droits de l'Homme (photo H.A.M. LPJ)
Il ne s’agit pas toutefois de la première critique lancée aux droits de l’Homme en Egypte. Un texte publié en janvier 2008 par le Parlement européen sur la situation des droits de l’Homme en Egypte a également provoqué le tollé des autorités égyptiennes. Le texte appelle notamment à "la libération immédiate d’Ayman Nour", ancien adversaire du président Moubarak à la première présidentielle pluraliste de 2005, condamné quelques mois plus tard à cinq ans de prison pour falsification de documents. Le Parlement européen exige également "qu’il soit mis un terme à tout acte de torture et de mauvais traitements", en particulier à l’égard des "minorités religieuses, comme les Coptes, les Bahaïs et les Chiites". Le président du Parlement égyptien, Fathi Sorour, avait alors menacé de "rompre les relations avec le Parlement européen".
Autocritique Le membre du mouvement égyptien pour le changement "Kefaya", Ahmad Bahaa Chaaban, a estimé que le Conseil national des droits de l’Homme en Egypte (CNDH) avait commencé à réagir et se libérer de l’hégémonie gouvernementaleaprès, avoir subi des pressions internationales par rpport à son mutisme face aux violations des droits de l’Homme en Egypte. D’autre part, le CNDH a annoncé avoir reçu, de janvier à décembre 2007, environ 6.677 plaintes sur la violation des droits économiques et sociaux des citoyens. Dans son 4ème rapport annuel sur les droits de l’Homme en Egypte, le CNDH a mis en garde contre les actes de torture et de détention menés dans des départements de police contre des Egyptiens et évoqué la stagnation de la liberté d’expression en présence de 500 délits de publication en 2007. Le rapport a de même mentionné que la loi sur la lutte antiterroriste actuellement préparée par le gouvernement n’était qu’un prolongement de la loi d’urgence. Safaa ISMAIL. (www.lepetitjournal.com – Le Caire-Alexandrie) mercredi 4 juin 2008 |