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Utopie pour certains, objectif réalisable pour d’autres, l’union des peuples africains est célébrée le 25 mai. En 1963, naissait alors l’Organisation de l’unité africaine. Quarante cinq ans plus tard, que devient cette organisation à laquelle a succédé l’Union africaine ? Parce que l’Afrique ne voulait plus être en marge de la réalité planétaire, parce qu’elle voulait enfin avoir un poids sur la scène internationale, elle décide de penser un nouvel instrument. Capable de l’intégrer au système politique et socio-économique international, il devra contribuer à l’unification du continent en vue de faire face au défi de la mondialisation. Touché et surtout affaibli par les conflits armés, le continent africain nécessite une organisation capable d’apporter une solution aux tensions. Et, c’est ainsi que se présente l’Union africaine (UA) : une institution en mesure de réagir rapidement afin de mettre fin à une atmosphère d'insécurité. Réel frein à la création, au progrès et à l’évolution, les guerres vont, selon l’UA, bientôt être éradiquées. Une tâche qui n’est pas sans difficulté, une fois l’optimisme mis de côté. Les conflits qui minent le continent sont d’une grande multiplicité et d’une extrême intensité. De quoi faire de l’Afrique une zone d'investissement à risque.
Des résultats décevants Développement, règlement de la question de la dette africaine, lutte contre la pauvreté et promotion de la démocratie sont également les priorités de l’Union. Les défis écrits sur papier sont pour le moins ambitieux, mais les actions concrètes restent à poser. Faute d’absence de volonté politique, ici, décision ne rime pas avec exécution. A peine les projecteurs éteints ou les sommets achevés que s'estompe toute prise de conscience des décideurs africains. Rares à s’impliquer individuellement dans la réalisation de l'union du continent, les gouvernants craignent de perdre leur souveraineté. Sans oublier que l'Afrique connaît un niveau de développement déséquilibré. Alors, si les Etats en difficulté voient en l’UA une issue heureuse, l'Afrique du sud, le Nigeria et les pays du Nord, notamment l’Egypte, restent assez méfiants à l’égard de l’union du continent. Cette organisation est pourtant la seule alternative pour que les Africains aient leur propre représentation dans les relations internationales. A l’heure où la tendance est à la constitution de vastes ensembles économiques et politiques, l’Union africaine doit bannir de ses habitudes l’hésitation pour engager l’ensemble de ses Etats dans la constitution d’un continent solidaire. Sara HABA. (www.lepetitjournal.com – Le Caire – Alexandrie) vendredi 30 mai 2008 |