La deuxième édition des Assises internationales du roman démarre aujourd’hui. Toute la semaine, elle réunit aux Subsistances de Lyon la crème de la littérature actuelle et de la critique littéraire. Du petit lait en grande quantité pour les amoureux du livre !
Alors que les amateurs de sport ont sans arrêt de quoi alimenter leurs conversations, il est beaucoup plus rare que les amoureux du livre aient de quoi en discuter. Aussi la 2e édition des
Assises internationales du roman (AIR) organisée conjointement à Lyon par la Villa Gillet et les Subsistances est une véritable aubaine pour qui aime lire.
Ca démarre ce soir sur une première question
"Pourquoi tant d’amour ?" où interviendront notamment Annie Proulx et Nicolas Fargues, avant une lecture de
Bonjour tristesse de Sagan par Rachel Cusk et Elsa Zylberstein.
Et ça se termine dimanche 1er juin avec l’enregistrement en direct de
Cosmopolitaine de Paula Jacques sur France Inter et une lecture de
En Amérique de Susan Sontag par Michel Piccoli.
Impératif de libertéEntre deux, sept jours sont dédiés aux "
questions que nous pose le roman, autour de son heureux impératif de liberté"comme l’écrit Guy Walter dans
Le Monde. Comme l’an passé, le directeur artistique de la Villa Gillet veut faire de ces assises "
une réflexion rigoureuse et profonde sur la question humaine, la diversité des langues et des formes."
Aussi, 47 auteurs sont présents dans divers lieux de la capitale des Gaules -cafés, ou bibliothèques, pour parler de leurs choix d’écrivain ou habitudes de lecture. De nombreuses tables rondes comme "L
a circulation internationale des œuvres", "
Trouver sa langue, trouver sa place" ou "
La crise, un roman de mœurs"sont ouvertes à tous. Et gratuites pour la plupart. Si elles sont aussi passionnantes que l’an dernier, le public ne va pas vouloir s’en aller.
Loin des foires du livreLe monde des lettres est aussi porté par celui du cinéma avec une table ronde autour de Xiaolu Guo, Christophe Honoré et Etgar Keret sur la thématique des écrivains cinéastes et des lectures d’acteurs comme Guillaume Depardieu qui lira le fameux
J’accuse de Zola.
Les grands médias culturels sont également associés à l’événement puisque
Le Monde envoie ses critiques littéraires animer les débats, ou France Inter vient enregistrer ses émissions dans les studios des Subsitances –comme le 7/10 de Nicolas Demorand, vendredi.
La fantastique idée de cet AIR là est de réinventer la manière de parler de bouquins. Ca n’a effectivement rien à voir avec le commerce des foires ou salons du livre où il est principalement question de dédicaces. Ici les auteurs ne sont pas là pour vendre leur œuvre, mais pour se rencontrer entre eux, et prendre le temps de discuter avec leurs lecteurs. Du coup, il n’est pas impensable de boire un coup avec eux dans les sympathiques jardins des Subs.
Du vrai petit lait !
Betty RUBY. (www.lepetitjournal.com) lundi 26 mai 2008
Les Subsistances, un lieu magique sur les quais de Saône
Depuis quatre ans et l’arrivée de Guy Walter et Cathy Bouvard à la tête des Subs (le petit nom des Subsistances de Lyon) l’ancien bâtiment militaire des quais de Saône s’est transformé en havre de propositions culturelles variées et détonantes.
Dans la cour des Subs, c'est d'un tout autre Guignol dont il s'agit. (photo Bruno Amsellem)
Qu’il s’agisse de spectacle vivant, de performances artistiques ou de week-end thématiques, il flotte dans cet espace une énergie vivifiante. Surtout pas lénifiante. Sans chichi présomptueux, ouvertes à tous, jamais chères, souvent pédagogiques, et toujours intelligentes, les Subs parviennent à rendre populaire la création contemporaine. En trouvant des nouvelles formes festives, elles font venir à elles des publics différents qui se rencontrent autour de scènes innovantes et en discutent ensuite. Offrir de l’art pour le faire vivre dans un lieu magique, telle est la belle ambition des Subs. (B.R. www.lepetitjournal.com 26.05.2008)En savoir plus :Programme complet sur le
site officiel des Assises
Le Monde -
A la Villa Gillet, le pari de l'intelligence partagée, par Guy Walter
Libération -
On dit une écrivaine, pas une génie