| Ecrit par Jean Pierre SOVANNAVONG,
le 21-05-2008 00:00
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Les choses changent. 10 formations politiques seulement vont se mesurer lors des prochaines élections. Les syndicats de leur coté prennent leurs distances vis à vis des partis, et les appels à l’impartialité des médias se multiplient
Ils ne sont donc que 10*, sur les 12 annoncés la semaine dernière, à avoir franchi la première étape auprès du Comité nationale électorale. Si le Parti Démocrate, héritier du plus ancien parti cambodgien, devrait pouvoir rapidement rejoindre la joute électorale, le Parti Sangkum Niyum, dirigé par un khmèro-américain a peu d’espoir quant à lui de voir le Conseil constitutionnel revenir sur la décision du CNE. Le recentrage du champ politique cambodgien, 10 partis au lieu de 23, est du notamment à la disparition de plusieurs formations satellites du PPC, dont l’objectif principal était d’égarer les électeurs des autres formations politiques. Ainsi le Parti Libéral Démocrate, présent depuis 1993 à toutes les échéances électorales, ou encore le fantaisiste parti de la Cité Indra Buddra du faux-prince Norak Rattanak, sont ainsi aux abonnés absents.
Les syndicats prennent leur distance La dernière manifestation de Sam Rainsy en a été la meilleure illustration. Privé du soutien des syndicats, le PSR a peiné à rassembler plus de 300 militants alors qu’il en attendait plusieurs milliers. Au delà des rumeurs de ralliement à tel ou tel parti que les intéressés ont démenti, les dirigeants de l’association indépendante des enseignants et le Syndicat indépendant des ouvriers du royaume du Cambodge (Siorc) ont désormais décidé de se montrer plus pragmatique. Alors que le premier président du Siorc, Chea Vichea était un des membres fondateurs du PSR, son frère Chea Mony a au contraire déclaré “ n’être membre d’aucun parti ”. Les syndicats espèrent ainsi élargir leur base militante mais aussi pouvoir faire avancer leurs revendications propres. “ C’est une question de crédibilité ” assure ainsi Chea Mony. Le coup est en tout cas des plus durs pour Sam Rainsy et ses partisans. Des médias politiquement neutres? Le CNE a récemment convoqué l’ensemble des médias radio et chaînes télévisées pour donner des instructions d’impartialité quant aux élections à venir. Toutefois les bonnes intentions du CNE, dont beaucoup doutent, ne pourront guère modifier un état de fait très favorable au PPC. Il ne fait guère de doute que les émissions purement politiques respecteront en effet les temps de paroles consacrés à chaque parti, et nul doute que la plupart de ses partis se contenteront de monologues sans fin détaillant leurs programmes et pourc certains, leurs réalisations. Il n’empêche que les actualités cambodgiennes, les téléspectateurs de la dizaine de chaînes cambogiennes, sont des habitués du fait, continueront leur propagande quotidienne. Les téléspectateurs cambodgiens sont habitués du fait. Les informations nationales se résument le plus souvent à une mise en avant permanente des hommes forts du PPC. Inaugurations, fêtes religieuses, ou encore remises de dons, tout est bon pour montrer l’implantation locale des caciques du parti dominant. (www.lepetitjournal.com - Cambodge) mercredi 21 Mai 2008 * Les 10 partis sont les suivants: 1. Parti du Peuple Cambodgien (PPC) 2. Parti Norodom Ranariddh (PNR) 3. Mouvement Démocrate Hang Dara (MDHD) 4. Parti des Droits de l’Homme (PDH) 5. Société de Justice (SJ) 6. Alliance pour la Démocratie (AD) 7. Parti Sam Rainsy (PSR) 8. Parti Anti-Pauvreté (PAP) 9. Funcinpec (FUN) 10. Parti de la République Khmère (PRK)
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