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Le Parti Populaire peine à se relever de sa défaite aux législatives. Vivement critiqué, Mariano Rajoy tente d’apaiser les tensions et parle de renouveau. Mais les dissidences incarnées par des femmes comme Maria San Gil ou Esperanza Aguirre, attisent encore les inquiétudes au sein du parti Mariano Rajoy surmontera-t-il la crise que traverse son parti? (Karl Joseph/LPJ)
La nouvelle défaite du Parti Populaire (PP) lors des élections législatives en mars dernier a provoqué une indigestion chez les conservateurs, et sème le trouble au sein du parti. Les fidèles d’Aznar évoquent une crise, ceux de Rajoy, un renouveau. Malgré sa défaite et les fortes critiques des medias conservateurs à son égard, Mariano Rajoy, l’actuel président du PP, entend bien renouveler son mandat à la tête du parti ainsi que sa candidature pour la présidence du gouvernement en 2012.
Dissidences Les premiers remous sont apparus suite à l’annonce des départs des numéros 2 et 3 du parti : Angel Acebes et Eduardo Zaplana. Ces deux disciples de l’ex-président du gouvernement, José Maria Aznar, incarnaient l’opposition au pouvoir socialiste. Les changements de cap de ces figures politiques ont provoqué un vent de panique et de doute dans les rangs des conservateurs, mettant au grand jour la crise d’identité que traverse le PP. Ces troubles sont renforcés par les chamailleries auxquelles s’adonnent les membres du parti, comme ce week-end, quand Esperanza Aguirre, présidente de la communauté de Madrid, a réclamé des explications à Manuel Fraga, sénateur, pour les critiques à son égard lors d’une interview donnée au journal Tiempo. Un congrès démocrate Le prochain congrès du parti aura lieu à Valence, du 20 au 22 juin. Les attentes de la part des militants face aux tensions qui règnent dans l’organisation politique sont grandes, mais l’annonce par la présidente du PP basque, Maria San Gil, de son abandon de la rédaction de la convention politique du parti entretient la polémique. Mariano Rajoy se retrouve dans une position délicate, et tente, tant bien que mal, d’éviter que le futur congrès ne se transforme en contestation interne. C’est pourquoi, il a déclaré ne pas exclure l’idée de "mini-primaires", permettant l’élection de nouveaux candidats. Cette sage décision permettra peut-être de calmer les attaques des militants qui réclamaient plus de démocratie interne. Rodolphe d’ARAGON. (www.lepetitjournal.com - Madrid) lundi 19 mai 2008 Pour aller plus loin : ADN.es : http://www.adn.es/politica/20080422/NWS-1306-PP-congreso-rajoy-aguirre.html Publico.es: http://www.publico.es/espana/080496/san/gil/abre/herida/pp
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