| Ecrit par Maëlle Daniaud,
le 16-05-2008 00:02
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Le 14 mai, au théâtre de la ville et en compagnie du président de Greenpeace international Gerd Leipold, Greenpeace Mexico fêtera ses 15 ans d’existence au Mexique. Un moyen de dresser un bilan sur ses actions passées et les défis à venir
Pendant 15 ans, Greenpeace s'est battu pour la protection des baleines, la reforestation et la lutte contre les OGM (Photo : Greenpeace Mexico) Le 14 mai 1993 la première action de Greenpeace, recouvrir la Diana Cazadora d’un masque à oxygène, a marqué d’emblée la lignée que l’organisation voulait adopter au Mexique : interpeller, agir, proposer. A cette époque la ville de Mexico était la plus contaminée du monde.
Photo : Greenpeace Mexico La position géographique du Mexique comme voisin des Etats-Unis, tout en étant ouvert vers l’Amérique latine, lui confère un rôle stratégique fondamental et justifie le développement d’un pôle de telle importance. L’introduction de politiques environnementales dans le traité de Libre Commerce avec l’Amérique du Nord a été dès le début une des priorités pour Greenpeace. Durant ses 15 années les principaux projets ont tourné autour de la protection des baleines, avec la mise en place d’un sanctuaire en Basse Californie, de la lutte contre la culture de maïs transgénique, du problème de la contamination de l’eau et des océans ou encore de la reforestation "intelligente" du "bosque de Agua". Ce dernier comprend les Etats de Morelos, Estado de Mexico et District fédéral. Le projet d’autoroutes dite "Lerma-Tres marias", avec l’urbanisation et l’industrialisation de la zone qu’il entrainera, affecterait les 35 millions de personnes qui utilisent son eau, en plus de détruire la faune et la flore, qui représentent 2% de la biodiversité mondial.
Le président de Greenpeace bientôt reçu par Calderon Photo : Greenpeace MexicoFace à cela, le gouvernement semble se fourvoyer dans des plans environnementaux qui ne sont que gaspillage d’argent, sans aucun résultat. Pour exemple, 90% des 250 millions d’arbres plantés dans le cadre du programme de déforestation Proarbol meurent dans les 3 ans. Greenpeace trouve le soutien de la société civile dans la plupart de ses actions. Mais si elle affirme que le climat politique est plus favorable à un changement des mentalités, et à une plus grande écoute, il n’en est pas moins vrai que l’engagement des mondes économique et politique est encore très faible, et craintif. En atteste l’inexistence d’une loi fédérale sur la responsabilité publique des entreprises. Pour fêter les 15 ans de l’organisation au Mexique, Calderon recevra le président de Greenpeace international. Ils parleront des différents défis environnementaux auxquels le Mexique peut répondre, et en particulier de la nécessité de sortir du questionnement sur les ressources en pétrole, pour impulser une réelle R-évolution énergétique dans le pays. Maelle DANIAUD. (www.lepetitjournal.com - Mexique) vendredi 16 mai 2008Informations : www.greenpeace.org.mx Vidéo :
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