| Ecrit par Nicolas Mangin,
le 16-05-2008 00:00
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Pour ses 60 ans, Israël a pu compter sur son "meilleur ami", les Etats-Unis. Le Président Bush y effectue à cette occasion sa seconde visite de l'année. Depuis 1948 des progrès notables ont été constatés, mais la paix semble encore bien loin dans la région Les deux amis Ehoud Olmert et George W. Bush ont célébré leur alliance à la Knesset hier (photo AFP)
L’Etat hébreu fête ses 60 ans d’existence. C’est l’occasion de se féliciter d’être parvenu à créer une terre d’accueil pour les Juifs et de l’avoir fait perdurer malgré les tensions et les violences. Et rien de tel que d’avoir ses amis à ses côtés dans les bons comme dans les mauvais moments. Israël le constate cette semaine avec la deuxième visite de l’année de George W. Bush, qualifié par le Premier ministre Ehoud Olmert comme "le meilleur ami que le pays ait jamais eu à la Maison-Blanche". Aujourd’hui les soutiens ne manquent pas. De son alliance avec les Etats-Unis qui n’a jamais été aussi forte, aux excellentes relations avec l’Europe, la Russie et la Chine, Israël fait partie des nations qui comptent de part le monde, tant au niveau diplomatique qu’économique. Voici pour les bons côtés. Mais les Israéliens ont bien d’autres raisons de ressentir un certain pessimisme quant à la fin des hostilités régionales. Avenir incertain Depuis la naissance de l’Etat hébreu le 14 mai 1948, 1.636 Israéliens ont péri dans des attentats et 22.437 soldats sont morts au cours des nombreuses guerres qui ont émaillé l’histoire du pays. En 2008 la guerre n’est pas un mot prononcé mais les tensions sont toujours aussi vives. L’Iran parle encore de rayer Israël de la carte du monde, sans émouvoir plus que ça la communauté internationale, tandis que le Hamas de la Palestine voisine poursuit sa lutte armée contre "le colonisateur". Les roquettes continuent donc de s’abattre sur le sol hébreu, notamment dans le sud où, mercredi, une Katouchia palestinienne a fait 14 blessés à Ashkelon. Et les Israéliens ont toujours en tête les 4.000 roquettes tirées par le Hezbollah depuis le Liban, lors du conflit de l’été 2006. Cela n’empêche pas Bush d’évoquer, plein d’espoir, le projet de deux Etats vivant en paix côte à côte, tandis qu’Israël intensifie sa politique douteuse de colonisation à Jérusalem-Est et en Cisjordanie. L’Etat hébreu est isolé dans la région, même si les relations diplomatiques se sont pacifiées avec l’Egypte et la Jordanie. C’est le coma qui gagne peu à peu Israël, à l’image de son ancien leader Ariel Sharon. Car comme l’immigration de la diaspora juive est en baisse, une sortie de crise s’avère plus que jamais urgente avant un réel affaiblissement de la croissance du pays, au sein duquel Israéliens et Arabes peinent à se côtoyer. Nicolas MANGIN. (www.lepetitjournal.com) vendredi 16 mai 2008 En savoir plus : Le Monde - Société israélienne : soixante ans, trois ruptures Le Figaro - Bush manifeste jusqu'au bout son soutien à Israël France-Info - 60 ans après, Israël entre doutes et espoirs
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