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DESTINATION MEXIQUE - Izamal, la ville jaune Version imprimable Suggérer par mail
samedi 19 avril 2008
Le jaune éclatant des murs d’Izamal la coloniale est son seaux distinctif, il a donné son surnom à cette petite ville du Yucatán, « la ciudad amarilla ». A seulement 72 km. de Mérida, la capitale yucatèque, Izamal est un vrai bijou où convergent harmonieusement les cultures autochtones et espagnole.

La ville maya
Izamal, la ville jaune (Photo : DM)
A l’arrivée des conquérants, Izamal était un centre religieux dédié à deux grandes divinités, Itzama (ou Zamna), personnage mythique guide des Mayas, et Kinich-Kakmó, dieu soleil. Dans leur honneur, plusieurs pyramides se dressaient dans la ville même. Les pèlerins arrivaient des alentours  par les sacbeoob, ces chemins blancs en pierre qui traversaient l’Empire, pour leur rendre hommage. Ville État Maya Toltèque très importante, Izamal est l’une des plus anciennes de la région. Ses premiers bâtiments remontent au II siècle de notre ère, mais son époque de splendeur se situe entre les années 800 et 1000. Nonobstant, elle a été déserté pendant la période post-classique, comme beaucoup d’autres centres habités du Yucatán. A l’époque de la Conquête, elle était habité par les Cocomes et sa population avait énormément diminuée.
De l’architecture cérémonial préhispanique d’Izamal, il reste encore débout la pyramide d’Itzamatul ( 22 m. d’hauteur ), construite en honneur du fondateur de la ville. De même, les fouilles ont mis au jour quelques 80 vestiges mayas importants. Parmi eux, la Kinich-Kakmó, pyramide en honneur du dieu soleil, restaurée pendant les années 90.

La ville espagnole
Izamal (Photo : DM)
Comme ce fut le cas partout au Mexique, les Espagnols utilisèrent les magnifiques pierres taillées des constructions indigènes pour bâtir la nouvelle ville européenne. En effet, le monastère de Saint Antoine de Padoue fut bâti avec les pierres de la pyramide de Popul Chac. Tout un symbole : du temple maya le plus important, détruit, naquit l’un des premiers et plus importants sanctuaires catholiques de la Nouvelle Espagne, fondé par Fray Diego de Landa et les missionnaires franciscains. Aujourd’hui, les traces des artisans mayas sont encore visibles sur ses pierres. Il fallait un couvent monumental, majestueux, pour imposer la culture hispanique et la religion catholique aux vaincus et marquer la fin d’un monde et l’avènement d’un autre. En fait, l’atrium du couvent est le plus grand après celui de Saint Pierre à Rome et chaque 15 août s’y célèbre la fête de la Vierge d’Izamal. A côté, se trouve l’église. A l’entrée, des fresques datant du XVIe siècle ornent le sanctuaire.
Izamal, le monastère (Photo : DM)
Imposant, le monastère est l’axe architectural et spirituel de la ville. Les places à arcades, les belles maisons coloniales et des vieilles rues tournent autour de cette bâtisse. Aujourd’hui, le gigantesque atrium du couvent est toujours un point cérémonial vital : c’est l’endroit que le Pape Jean Paul II choisit, lors de l’une de ses visites au Mexique, pour rencontrer les groupes ethniques de la région.  
A la tombée de la nuit, des calèches tirées par des cheveux promènent les visiteurs dans cette magnifique petite ville, qui a su garder non seulement ses monuments mais aussi son délicieux charme désuet.

Son et lumière
La ville se targue de posséder un spectacle de son et lumière, « Voix et Magie d’Izamal », à la technologie de pointe. Toute son histoire, son passé maya, raconté d’une façon agréable, est mise en valeur par cette voie. Les images de haute définition, projetées sur deux écrans géants, sont accompagnées par une création musicale de compositeurs de la région. Les interprètes sont des descendants des Mayas, ainsi qu’un chœur d’enfants. Les textes sont en Espagnol et en Maya. En toile de fond, le monastère de San Antonio, illuminé d’une façon magistrale.
(www.lepetitjournal.com - Mexique) lundi 21 avril 2008
 
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