| Ecrit par Jean-Pierre Sovannavong,
le 14-05-2008 01:00
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Ils ne seront finalement que 12 partis à concourir en juillet prochain. Mais les déboires judiciaires des uns et des autres pourraient encore réserver quelques surprises. Retour sur une semaine agitée C’est fait : ils ne seront donc que 12, sur les 57 partis enregistrés nationalement, à concourir lors des prochaines élections législatives. Ils étaient 23 lors du précédent scrutin. Dans la liste dévoilée lundi par le Comité national électoral, on pouvait trouver le nom des principaux partis ; les historiques Parti du Peuple Cambodgien (PPC), FUNCINPEC (FUN) ou encore Parti Sam Rainsy (PSR), mais aussi le Parti Norodom Ranariddh (PNR) ou encore le Parti des Droits de l’Homme (PDH) et le Parti Démocrate (PDK). Parmi ces partis, huit doivent encore remettre leurs listes définitives de candidats au CNE afin d’être officiellement enregistrés. Nul doute que la course aux têtes de liste et aux places éligibles continuera d’alimenter bien des conversations et des réunions cette semaine. (Photo: Asean View Report)
Quand la lutte politique devient judiciaire Le procès opposant Sam Rainsy à Hor Nam Hong fait l’actualité depuis plusieurs semaines. Cette affaire pourrait en cas de condamnation bloquer la participation de l’opposant aux prochaines élections. Dans le même temps, les frères ennemis du FUN et du PNR ont repris leur guérilla juridique avec cette fois une plainte des avocats du prince Ranariddh contre Nhek Bun Chhay, secrétaire général du FUN, pour avoir illégalement revendu une des propriétés princières. Un collectif d’associations et d’ONG a dénoncé en début de semaine dernière une dégradation de la situation politique à l’approche des élections, déplorant la multiplication de plaintes dont feraient l’objet politiciens et activistes. Selon ce collectif, le cas du prince Ranariddh est le meilleur exemple de cette dégradation, et "d’autres hommes politiques pourraient subir le même sort ", a-t-il prévenu dans un communiqué. (Photo: Asean View Report)
Le Prince Norodom Ranariddh reviendra ? Reviendra pas ? De fait, une grande inconnue demeure quant au sort réservé au Prince Norodom Ranariddh, président du parti éponyme. Condamné par contumace à une peine de prison l’année dernière, et toujours en attente d’une décision de la cour suprême, le prince dirige son parti depuis son refuge malaisien, une situation analogue à celle qu’il avait connu en 1998 avant qu’une forte pression diplomatique ne pousse finalement le gouvernement à accepter son retour sur la scène politique. L’ancien Premier ministre, dont les fidèles ont en vain tenté de lui obtenir une grâce royale, a reçu plusieurs soutiens de poids tout au long de la semaine. Répondant à la demande du collectif, Sam Rainsy et Kem Sokha ont tous les deux soutenu la demande de réintégration du prince Ranariddh dans le jeu politique. Un appel qui a son importance tant le sort du prince intéressait peu ses rivaux de l’opposition il y a encore peu. A suivre donc. JPS. (www.lepetitjournal.com - Cambodge) mercredi 14 mai 2008
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