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ENVIRONNEMENT - Sommet d’Athènes, encore des déclarations d’intention ? |
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lundi 12 mai 2008 |
La grande conférence internationale sur "les changements climatiques et la sécurité énergétique" qui s’est tenue du 5 au 7 mai à Athènes a vu se succèder les grands responsables politiques du moment qui se sont livrés à une véritable débauche de promesses en tout genre
Responsables politiques et entreprises du secteur de l'écologie se sont rencontrés au sommet d'Athènes (logo officiel du sommet)
Dans son discours d’introduction, le Chef de l’Etat grec Karolos Papoulias, qui présidait le sommet, a souligné que l'intensification des problèmes environnementaux est telle qu'elle exige que des efforts coordonnés soient déployés au niveau mondial. Le premier ministre, Costas Caramanlis, a quant à lui affirmé que la Grèce honorera à la lettre les engagements pris pour la limitation des émissions de gaz à effet de serre et pour l'intégration des sources renouvelables d'énergie telles que les énergies éolienne et solaire, mais aussi l’hydroélectricité, la biomasse, les biogaz et la géothermie. L'urgence de la question environnementale De manière plus pragmatique, Stavros Dimas, le commissaire européen chargé de l'Environnement, a évoqué les conséquences des changements climatiques et rappelé que la région méditerranéenne subira de plus importantes pressions que nombre d’autres régions de la planète, car la moyenne d'augmentation de la température est de 0,95% au lieu de 0,74% en moyenne dans le monde entier. Et de conclure qu’il devient urgent d’intervenir. Sans nul doute mais dès lors, où sont les propositions concrètes issues de ce nouvet sommet ? Quels outils de coercision ont été envisagés pour motiver les nations à s’atteler à la tâche ? La déclaration non gouvernementale signée par les participants à l’issue de la conférence reste très générale. Les plus optimistes y verront un signal fort de la volonté de la Grèce d’avancer sur les questions environnementales. D’autres rappeleront que le gouvernement continue de repousser à au moins 18 mois la création d’un ministère uniquement dédié à l’écologie. Dans tous les cas, depuis l’exemple de Kyoto et ses ... lenteurs de mise en oeuvre, il est devenu difficile d’accorder un véritable crédit à ce type de sommet. Adéa GUILLOT. (www.lepetitjournal.com/athenes.html) lundi 12 mai 2008 |