| Ecrit par Sara Haba,
le 13-05-2008 00:00
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S’il y a des œuvres qui prennent toute leur splendeur dès qu’on s’en éloigne, c’est bien celles de Hassan Soleiman. Un travail sur les perspectives apporte à ses toiles une véritable intensité. L’exposition au centre Al-Hanaguer est l’occasion de faire plus ample connaissance avec l’artiste égyptien de 79 ans Avec des contrastes et des perspectives très soignées, les peintures de Hassan Soleiman sont à admirer comme des photographies (photo Sara Haba)
Les allées du Caire, de Hassan Soleiman : une exposition qui ne suscite, au premier regard, aucun intérêt. Les peintures, aux coups de pinceaux qui peuvent parfois paraître brouillon, se fondent dans le décor et ne réussissent pas à capter l'attention du visiteur. Pourtant, il suffit de faire quelques pas en arrière pour entrevoir un tout autre univers. Les perspectives se dessinent créant un effet réel, pour le moins captivant. Aquarelle, huile, fusain ou pastel, toutes ces techniques sont familières à Hassan Soleiman. Mais cette fois-ci, ce sont ses peintures à l’huile qui sont exposées. Et pour cause, les rues du Caire ne méritaient un autre outil. Le travail en épaisseur que permet cette peinture vient mettre en valeur l’œuvre de l’artiste, qui mise avant tout sur les perspectives. Ou presque. Puisque le talent qu’il nous incombe également d’accorder à Hassan Soleiman, c’est le travail subtil des teintes grises. C’est l’art d’utiliser, jusqu’à l’épuisement, les contrastes qui vont de l’obscurité à la lumière. Un style qui évolue au fil des années  Au fil de l’exploration, le visiteur contemple des tableaux aux styles différents. Les même idées y sont illustrées, les même instants de vie aux abords d‘étroites ruelles ou de vastes étendues de béton y sont décrits. "Hassan a voulu exposer deux collections, celle de 1972 à 1992 et celle de 2006, précise Nihane Wahby, étudiante d‘Hassan Soleiman, organisatrice de l‘exposition. Il a voulu montrer que le même sujet pouvait être traité de différentes manières artistiques, que ce soit pour la technique ou pour la vision". Alors qu’en 1972, seule la figuration est de mise, associée à un léger travail sur l’ombre, en 2006, la maîtrise de la technique vient sublimer l’idée et la matière. A la frontière entre simplicité et complexité, cette exposition s’arpente comme une galerie photo. On y admire chaque toile comme on découvrirait un cliché. "Hassan Souleiman n’y montre que ce qui l’intéresse, ce qu‘il veut voir" conclut Nihane Wahby. Sara HABA. (www.lepetitjournal.com - Le Caire - Alexandrie) mardi 13 mai 2008 Allées du Caire, de Hassan Soliman au centre Hanaguer, Terrain de l’Opéra - Guézira. Tél. : 27 35 68 61. Jusqu’au 14 mai, de 10h à 21h (sauf le vendredi)
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