| Ecrit par Frédéric Guitton,
le 12-05-2008 00:00
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Le centriste Brian Cowen a été élu Premier ministre d’Irlande mercredi, succédant au très controversé Bertie Ahern. Dans un pays affecté par un début de crise, et à la veille d’un référendum au résultat incertain, la tâche du nouveau chef du gouvernement s’annonce difficile Avec un pays au bord de la crise, Brian Cowen mise sur son New Deal pour redresser l'économie irlandaise (photo AFP)
Il est, depuis mercredi, le nouveau Premier ministre d’Irlande. Brian Cowen, 48 ans, a été nommé par le Parlement pour succéder à Bertie Ahern, son prédécesseur qui vient de démissionner suite à une affaire de corruption. En cadeau de bienvenue, le nouveau chef de gouvernement hérite d’un pays au bord de la crise. Avec un fort ralentissement économique, le pays, pourtant connu pour sa forte croissance depuis dix ans, inquiète aujourd’hui les analystes. En 2008, la croissance devrait passer de 5,3% à 2,5%. Quant au chômage, il est à son plus haut niveau depuis neuf ans, avec 5,5% de la population active. Alors pour redresser la barre, c’est à un ancien ministre des Finances que le pays a fait appel. Spécialiste de l’économie, Brian Cowen envisage de mettre en place un véritable New Deal à l’irlandaise pour relancer la croissance de son pays. Un premier défi : le traité européen Avec cette nomination, c’est aussi un changement de génération qui s’opère. Succédant à Bertie Ahern, chef du gouvernement depuis 11 ans et soupçonné d’une vieille affaire de pots-de-vin, le centriste Brian Cowen veut incarner une politique qui ne trempe plus dans le milieu des affaires. Connu pour son punch et critiqué pour son autoritarisme, l’homme ne cherche pas à séduire mais à convaincre. Et cet atout devrait d’ailleurs lui être très utile pour mener à bien sa première mission : persuader les Irlandais de ratifier le traité européen lors du référendum en juin prochain. "J'ai hâte de mener campagne afin d'assurer aux Irlandais que la ratification du traité est dans nos intérêts", a-t-il déclaré mercredi devant le Parlement. Mais la tâche pourrait s’avérer compliquée. Fin avril, les sondages établissaient que seule 5% de la population affirmait comprendre le traité, et qu’une très courte majorité (35%) approuvait la ratification, contre 31% de contre et 34% d’indécis. Pour Brian Cowen, il s’agit donc d’une belle occasion de faire ses preuves, dans un pays qui s’était déjà fait remarquer par le rejet du traité de Nice en 2001. Frédéric GUITTON. (www.lepetitjournal.com) lundi 12 mai 2008 En savoir plus : L’Express - Le Premier ministre irlandais Bertie Ahern remet sa démission Le Monde - Ralentissement économique et référendum européen attendent le futur Premier ministre irlandais France 24 - Brian Cowen : le "bagarreur" de la politique irlandaise
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