| Ecrit par Perrine Roux,
le 13-05-2008 00:00
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Depuis le 15 mars et jusqu'au 30 juin, le Grand Palais à Paris accueille l'exposition Marie-Antoinette. Les visiteurs sont invités à y découvrir l'histoire et la personnalité de cette reine aussi fantasmée que détestée Marie-Antoinette, une reine au destin tragique devenue objet de tous les fantasmes (photo : RNM)
De Marie-Antoinette, nous connaissons tous le nom, et le destin tragique d'une reine qui fascine autant qu'elle intrigue. Pour les Français, elle est tantôt sulfureuse, tantôt écervelée, tantôt victime. Mais ce qui est certain, c’est que 200 ans plus tard, Marie-Antoinette continue à faire parler d'elle, même si on ne sait pas vraiment qui elle était, ni ce qu'était son histoire. Voilà l’occasion d’en s’avoir un peu plus avec l'exposition présentée actuellement au Grand Palais. Plus de 300 oeuvres y sont réunies. Portraits de la reine, de sa famille, de son mari Louis XVI, de ses enfants et de son entourage, sculptures, meubles, et autre vaisselles qui ont peuplés la vie de Marie-Antoinette sont exposés ici, comme autant de témoins de l'existence de la reine. De sa naissance en 1755 en Autriche, à son mariage avec Louis XVI le 16 mai 1770 et son arrivée à Versailles, jusqu'aux heures les plus sombres de sa vie et pour finir son exécution, c'est toute sa vie qui est retracée ici.
Visite guidée L'exposition est divisée en plusieurs salles, chacune dédiée à une période de la vie de Marie-Antoinette. Les deux premières pièces, aux murs rouge vif, un décor chargé rappelant ceux des cours autrichiennes, retracent la jeunesse de la future reine. On y découvre son éducation raffinée - les arts et les sciences étaient alors primordiales aux yeux de la famille royale - le tout dans un décors très fastueux, avec beaucoup de dorures et de matériaux précieux, dans le style rococo, et des influences chinoises et françaises. Les pièces suivantes, aux murs bleus, retracent sa période heureuse en France. Son arrivée en grande pompe à Versailles, son mariage avec Louis XVI et la naissance de ses enfants. A cette époque, la reine était très aimée du peuple pour sa beauté, sa fraîcheur et sa vitalité. De ce fait, on trouve une importante iconographie à son effigie, notamment réalisée par Elizabeth Vigée le Brun, sa portraitiste attitrée à partir de 1779. La septième pièce présente un endroit particulier, cher au coeur de Marie-Antoinette : son domaine dans les jardins de Versailles. Cette salle est impressionnante par l'enfilade de portes en trompe l'oeil, qui donne l'impression aux visiteurs d'une balade au petit Trianon. Là encore, peintures et objets qui entouraient la reine sont présentés. Mais la réputation de Marie-Antoinette commence à décliner dans le coeur des Français. On ressent cette descente aux enfers par l'éclairage de plus en plus sombre des pièces suivantes. On descend un escalier, comme pour descendre avec elle vers un destin plus sombre. Malgré tous les efforts de l'administration royale pour redorer son blason, comme le prouve les portraits la montrant comme une mère protectrice, rien ne change. On arrive enfin dans un long couloir en entonnoir très sombre. Là, seuls sont éclairés les caricatures du roi et de la reine, le mobilier très simple que la famille royale possédait lors de son enfermement au Temple et quelques écrits témoignages. Le couloir se fait alors de plus en plus étroit, jusqu'à l'exécution de Louis XVI, et enfin de Marie-Antoinette. Perrine ROUX. (www.lepetitjournal.com) mardi 13 avril 2008 En savoir plus : Le site de l'exposition
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