| Ecrit par Nicolas Mangin,
le 12-05-2008 00:00
|
|
Adulé par les joueurs du monde entier, haï par les défenseurs des bonnes mœurs, GTA 4 est le dernier né d’une série au succès phénoménal. Avec un réalisme exacerbé, le jeu propose une nouvelle fois de se glisser dans la peau d’un gangster pour terroriser une ville Oui oui ! Il est vraiment possible de tout faire dans GTA 4, même de tirer au bazooka en pleine ville ! (capture d'écran de jeu)
Ils sont tous contre à cause de sa grande violence : des associations de consommateurs, de nombreux psychologues, et même des avocats aux Etats-Unis qui tentent de la faire interdire. Mais la série vidéoludique Grand Theft Auto - GTA pour les intimes - est un succès planétaire. Sorti mondialement le 29 avril sur la Playstation 3 et la Xbox 360, le 4ème opus prend le même chemin malgré la polémique suscitée, largement reprise par les médias généralistes. En cette unique journée, 3,6 millions d'exemplaires avaient été écoulés à travers le monde, pour des recettes estimées à 310 millions de dollars. Les ventes ont dépassé les 6 millions depuis. Face à GTA, les blockbusters du cinéma font pâle figure. GTA 4 propose encore une fois de se glisser dans la peau d’un mauvais garçon pour lui faire gravir les échelons de la grande criminalité. Manette en mains, on incarne Niko Bellic, immigré originaire apparemment d’un pays d’Europe de l’est. Il débarque au début du jeu à Liberty City, ville factice a priori. Mais il s’agit bel et bien de New York, recréée dans ses moindres quartiers. Oublié le style cartoon des précédents épisodes : le réalisme est saisissant, la violence aussi. Quand le crime paie Contrairement aux autres jeux vidéo, il n’est pas question ici de sauver le monde. Accueilli par son cousin, un mafieux médiocre, Niko/le joueur va s’adonner à tous les crimes pour mettre la main sur la Grosse Pomme virtuelle. C’est déjà hautement scabreux, d’autant que la cité vit véritablement, avec ses commerces, la circulation, son réseau Internet et téléphonique, les gens discutent entre eux… Ce qui dérange le plus ses détracteurs est le fait de pouvoir tuer n’importe quel passant croisé dans les rues, puisque la liberté accordée au joueur est totale. Par contre, il n’est à aucun moment obligé de se laisser aller à cette pulsion pour pouvoir progresser. Et bien évidemment, la police veille... Le cocktail de drogue et de sexe proposé - le personnage peut s’offrir les services de prostituées - est aussi au centre de la polémique. Bref, c’est l’interaction offerte qui perturbe. Car le jeu n’est au final pas plus violent que de nombreux films, comme Scarface dont il s’inspire. Il est en plus doté d’une grande profondeur scénaristique, à la manière des meilleurs polars. Tout le monde est prévenu : en France il est interdit aux moins de 18 ans. Nicolas MANGIN. (www.lepetitjournal.com) lundi 12 mai 2008 En savoir plus France 24 - Grand Theft Auto : ne donnez pas ce jeu à vos enfants… (avec des extraits du jeu) Le Post.fr - Des nids de poule sur la route du succès Gameblog.fr - Le crime paie-t-il vraiment ? (critique du jeu) 20 Minutes.fr - GTA, pourquoi ça marche ?
|