| Ecrit par Nicolas Mangin,
le 08-05-2008 00:00
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Dmitri Medvedev a officiellement pris ses fonctions de président de la Russie hier. Il incarne la nouvelle génération qui n’a pas travaillé durant l’ex-URSS. Il est surtout un disciple de Poutine, qui doit lui-même devenir un Premier ministre influent Dmitri Medvedev a juré hier de défendre les libertés et servir le peuple (photo AFP)
Qu’on ne s’y trompe pas : la prise de fonction officielle du nouveau Président russe, Dmitri Medvedev, ne marque pas pour autant le retrait de Vladimir Poutine. Au cours de la fastueuse cérémonie organisée au Kremlin hier, le 3ème président de l’ère post-URSS a proposé, comme prévu, son prédécesseur comme Premier ministre. Ce choix va sans aucun doute être validé par le Parlement aujourd’hui. Medvedev, 42 ans, est un véritable disciple de celui qui dirigeait la Russie depuis 2000. Poutine l’a chapeauté, voire façonné depuis son entrée en politique, comme si dès le début il avait pensé à lui pour sa propre succession. Grâce à son mandat de maire-adjoint, Poutine avait fait entrer Medvedev à la municipalité de Saint-Pétersbourg. Le nouveau chef de l’Etat russe est d’ailleurs - comme son mentor - un pur produit de l’ex-Leningrad : il y est né en 1965 et y a fait ses études de juriste. Pouvoir partagé Lorsque Poutine est monté à Moscou, pour devenir Premier ministre de Boris Eltsine en 1999, Medvedev était derrière lui, encore. L’ascension a continué imperturbablement : une fois à la tête du pays, Poutine l’a nommé chef-adjoint puis chef de l'administration présidentielle. Aujourd’hui Medvedev passe au premier plan. En tant que Président il est le commandant en chef des armées et le responsable de la politique extérieure. Mais Poutine va avoir la main mise sur l’économie et les questions sociales du pays grâce à ses prérogatives de Premier ministre. Budget du gouvernement, gestion du gaz et du pétrole : il conserve une grande influence sur les grandes affaires d’Etat. L’histoire a montré que l’exercice du pouvoir en tandem ne fonctionne pas longtemps. Si l’envie prend à Medvedev de s’émanciper, il a la possibilité de renvoyer Poutine. Mais ce dernier a été nommé à la direction de Russie unie. Il serait donc de mauvais ton de se mettre à dos le parti majoritaire au Parlement. Dans cette configuration, une attaque de l’un engendrera une riposte de l’autre. Nicolas MANGIN. (www.lepetitjournal.com) jeudi 8 mai 2008 En savoir plus France 24 - Dmitri Medvedev, une nouvelle génération au pouvoir en Russie Le Figaro - La fausse sortie de Vladimir Poutine La Croix - Un tandem s’installe à la tête de la Russie
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