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Rappel : L’objectif de ce concours organisé par l’Alliance Française de Madrid et ouvert à des candidats non francophones, était d’illustrer le thème de la rencontre, et d’inclure à une production journalistique une série de mots (en gras dans l’article) imposé par la Semaine de la langue française. C’est à travers une étude interne que l’on peut se comprendre soi-même et, par extension, que l’on peut comprendre les autres. Cette analyse de soi passant par les mots, plus on a de mots dans notre lexique, plus on se connaît. Pourquoi ne pas se servir d’une autre langue pour mieux se connaître? "Une fois n’est pas coutume", ou comme on dit en espagnol “una vez al año, no hace daño” (“une fois par an, cela ne fait pas de mal”). Normalement on donne pour acquis que les mots dont on se sert chaque jour sont utilisés et compris par tout le monde. Cette vision change au moment où on fait la connaissance de quelqu’un qui ne parle pas notre langue et pour qui notre façon de parler est "étrange". Ainsi, réfléchir au moins une fois dans l’année à la langue en tant qu’outil de communication ne nous fera pas de mal. Lorsqu’il s’agit de pratiquer une langue qui nous est inconnue, il faut aller à la rencontre des mots. Cette interaction entre le moi (culture connue) et le toi (culture à découvrir) doit naturellement passer par une langue qui au début nous résulte étrangère et qu’il faut par conséquent, apprivoiser.
De l'autre côté Cependant, avec un peu de persévérance et quand on s’y attend le moins, cette langue qui initialement nous faisait perdre la boussole, commence à s’intégrer graduellement dans nos vies. Elle occupe une place de plus en plus significative, jusqu’au moment où on peut déclarer avec une expression jubilatoire : ‘je suis bilingue”. C’est alors que la passerelle entre notre monde d’origine et notre monde d’accueil s’élargit. On ne se limite plus à bien parler une langue. Désormais, cet instrument de communication est ancré chez nous de la même manière qu’un rhizome s’attache à la terre. Alors on commence à contempler le vrai visage de nos interlocuteurs et notre nouvelle langue et tout ce qui lui est associé commencent à acquérir un vrai sens. Pour pouvoir rencontrer ces mots qui nous rapprochent de l’autre, il faut faire des efforts qui seront récompensés plus tard : seul celui qui cherche trouve. L’apprentissage d’une nouvelle langue et d’une culture ne se fait pas du jour au lendemain, mais le voyage mérite véritablement la peine. Miguel Ángel Márquez Martínez. (www.lepetitjournal.com Madrid) mercredi 7 mai 2008
LA CONNAISSANCE DE SOI ET DES AUTRES A TRAVERS LES MOTS |