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Le cyclone Nargis aurait tué au moins 351 personnes ce week-end dans le sud de la Birmanie, causant d’importants dégâts matériels. Cinq régions ont été déclarées en état de catastrophe naturelle. Hier soir, les autorités ne s’étaient pas prononcées sur un éventuel report du référendum sur la Constitution prévu samedi Au moins 351 personnes ont trouvé la mort lors du passage ce week-end du cyclone Nargis dans le sud de la Birmanie et environ 100.000 autres seraient sans abri, a annoncé dimanche la presse officielle. La tempête tropicale, qui venait du Golfe du Bengale, s'est abattue sur la côte sud-ouest du pays tard vendredi soir, avec des vents oscillant entre 190 et 240 km/h. Elle a poursuivi sa progression vers l'est samedi, causant des dégâts majeurs, notamment à Rangoun. "Dix-neuf personnes au total ont été tuées dans la région de Rangoun et 222 dans la région de l'Irrawaddy", a déclaré à l'AFP un responsable du ministère birman de l'Information. La zone la plus touchée semble avoir été la région côtière de l'Irrawaddy où de nombreux villages ont été dévastés. Dans la soirée d’hier, la télévision d'Etat MRTV a précisé que 109 personnes avaient trouvé la mort sur l'île de Haing Gyi, où quelque 20.000 habitations ont été détruites et 92.706 personnes sont sans-abri. MRTV, a ajouté que 75% des maisons auraient été détruites dans la localité de Lubutya. L'électricité et les télécommunications ont été totalement coupées dans la nuit de vendredi à samedi et cinq régions (Rangoun, Irrawaddy, Pegu, ainsi que les Etats Mon et Karen) ont été déclarées dimanche en état de catastrophe naturelle, a ajouté ce responsable. L'aéroport international de Rangoun a été fermé samedi et dimanche, et des vols ont été redirigés vers Mandalay, la deuxième ville du pays située dans le centre. MRTV a précisé dimanche soir que l'aéroport de Rangoun serait rouvert aujourd’hui. D'importants dégâts à une semaine du référendum sur la nouvelle Constitution Dimanche, les rues de Rangoun étaient jonchées d'arbres et de feux de signalisation renversés, de panneaux publicitaires et de toits de maison arrachés, ainsi que de véhicules défoncés, a constaté une correspondante de l'AFP. De nombreux bâtiments ont été endommagés et des canalisations d'eau coupées, forçant les habitants à aller chercher de l'eau potable dans les rares magasins ayant ouvert. "Nous avons déployé des unités militaires pour des opérations de secours et de réhabilitation", a déclaré le responsable du ministère de l'Information. "L'armée et la police ont commencé à nettoyer la ville". Il a précisé que sept bateaux vides, ancrés dans le port de Rangoun, avaient coulé. Selon un vendeur ambulant, visiblement en colère contre la lenteur des secours, "de nombreuses personnes dans la banlieue de Rangoun ont besoin de nourriture et d'un toit de manière urgente" et "des enfants, totalement dévêtus, ont été accueillis dans un monastère". Le cyclone Nargis s'est abattu sur la Birmanie une semaine avant l'organisation samedi par le régime du référendum sur la nouvelle Constitution. Le responsable du ministère de l'Information a refusé de commenter des rumeurs selon lesquelles le référendum pourrait être reporté : "Nous ne pouvons rien dire, tout dépend des autorités supérieures". En Thaïlande, le département météorologique a rétrogradé dimanche le cyclone Nargis au statut de dépression, mettant toutefois en garde contre les risques de fortes pluies et de brusques inondations dans le nord et le centre du pays. AFP (http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) lundi 5 mai 2008 |