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La politique économique du Premier ministre hongrois Ferenc Gyurcsány est de plus en plus attaquée, non plus seulement par l'opposition mais de plus en plus par son propre camp. Les perspectives économiques pour l'année en cours restent plutôt sombres...
Les disponibilités de la population ne cessent de diminuer (photo LPJ)
András Oszlay, le collaborateur scientifique de l'agence de recherche macroéconomique ICEG EC a déclaré lors d'une récente conférence de presse, que par suite du ralentissement de la dynamique des réformes, les chances de reprise économique semblent compromises à court terme. Toujours selon lui, l'inflation pourra être maintenue cette année à hauteur de 6%, et, si les réformes sont poursuivies, une augmentation de 3,1% du PIB est envisageable pour 2009. Les pronostics d'András Oszlay semble être confirmés par l'augmentation du taux directeur de 7,5 à 8,25% de la Banque Nationale de Hongrie (Magyar Nemzeti Bank – MNB) pour renforcer la crédibilité de sa politique monétaire anti-inflation.
Le camp socialiste doute aussi désormais Péter Gábor, économiste et membre du Parti Socialiste (MSZP), fait un constat beaucoup plus critique à propos des perspectives économiques et politiques actuelles. " Le développement économique s'est pratiquement arrêté. Les électeurs ont déclaré lors du référendum du 9 mars qu'ils n'étaient pas favorables aux réformes du gouvernement de Ferenc Gyurcsány. Depuis 2006, les revenus réels ont diminué, le développement du PIB est de 1%, l'inflation augmente et les disponibilités de la population ne cessent de diminuer. Les réformes des grands systèmes de distribution ont échoué, elles étaient controversées et de plus mal comprises du grand public". Selon Péter Gábor, le Premier ministre n'a pas saisi que les transformations dans plusieurs domaines de la société (éducation, santé et collectivités locales) ne peuvent être réalisées en même temps. Le Parti Socialiste ne peut accepter les conséquences des nouvelles conceptions économiques du Premier ministre juste pour lui permettre de sauver son poste. Sur Ferenc Gyurcsány plane l'ombre de la victoire écrasante de la droite, quelle que soit la date des élections. Le Premier ministre qui vient de remplacer les ministres du Parti des Démocrates Libres (Szabad Demokraták Szövetsége – SZDSZ) après le retrait de ces derniers de la coalition, saura-t-il convaincre ses militants de sa nouvelle conception des réformes ou bien tirera-t-il les conclusions qui s'imposent en présentant sa démission de président du MSZP et Premier ministre comme le lui suggère Péter Gabor? Peter PRACZKI. (lepetitjournal.com - Budapest) lundi 5 mai 2008
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