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1er mai - Rassemblement pour l'augmentation du salaire minimum.- Hier pour la journée du travail, environ 2.000 ouvriers ont manifesté à Bangkok devant le siège du gouvernement pour obtenir l’augmentation du salaire journalier. Les manifestants venus de tout le pays pour l'occasion, ont accusé le gouvernement de s'intéresser davantage aux questions constitutionnelles qu'au bien-être des travailleurs. Banderoles et drapeaux ont été déployés par les manifestants qui souhaitent voir le salaire minimum passer d’environ 200 bahts à 233. "Le prix du riz augmente, mais les salaires restent très bas, comment un ouvrier peut-il vivre dans ces conditions !", s'exclamait Wilaiwan Sae Tia, présidente du Thai Labour Solidarity Committee, dans une interview accordée à l'AFP. Les travailleurs ont également sommé le gouvernement d’amender le droit du travail afin d'améliorer leurs conditions de travail et aussi d'arrêter la politique de privatisation des entreprises publiques. Le Comité central d'étude des salaires avait quant à lui indiqué mi-avril dans la presse locale que le salaire minimum thaïlandais devait augmenter en juin, dans 56 provinces du Royaume. Voir notre brève du 22 avril (www.lepetitjournal.com/bangkok.html) vendredi 2 mai 2008 Média - Samak boude les journalistes pour éviter les écarts de langage.- Régulièrement critiqué pour ses frasques verbales en public et devant les journalistes, le Premier ministre thaïlandais a finalement décidé mercredi d’annuler ses deux conférences de presse hebdomadaires. Cité par The Bangkok Post, Samak Sundaravej a révélé avoir été critiqué par une "personne influente" pour son langage rude. "Il m’a dit qu’il n’avait jamais rencontré un Premier ministre utilisant un langage aussi impoli", a indiqué Samak sans nommer son interlocuteur. "Pour résoudre le problème, je ne dois plus parler", a-t-il conclu. Néanmoins, Samak Sundaravej entend poursuivre ses interventions télévisées et radio le dimanche. Outre les écarts de langage, le Premier ministre thaïlandais s’est à plusieurs reprises distingué par des considérations singulières comme en février lorsqu’il avait répondu aux journalistes que les émeutes de 1976 n’avaient causé qu’une seule victime, "un gars malchanceux", ou encore en mars quand il avait estimé que la répression en Birmanie était "normale". Lire aussi notre article du 30 avril (www.lepetitjournal.com/bangkok.html avec AFP) vendredi 2 mai 2008 Politique - Le Président du Parlement démissionne deux jours avant son jugement.- Le Président du Parlement Yongyuth Tiyapairat a annoncé mercredi qu’il démissionnait de son poste en vue de son jugement pour fraude électorale prévu aujourd’hui. "Il ne serait pas digne de voir le chef du pouvoir législatif traduit en justice", a-t-il déclaré aux journalistes. A l’issue des élections législatives du 23 décembre dernier qui avait vu la victoire de son parti, le Parti du Pouvoir du Peuple (PPP), Yongyuth Tiyapairat avait été accusé d’avoir soudoyé des chefs de villages pour obtenir les votes de leurs administrés. La Commission électorale, dont les membres avaient été nommés par les putschistes, avait porté l’affaire devant la Cour Suprême en février. S’il est reconnu coupable, Yongyuth Tiyapairat pourrait perdre son siège de parlementaire. Cela laisserait également le champ libre pour une enquête plus approfondie sur les opérations du PPP tout entier, ce qui pourrait éventuellement mener à sa dissolution par la Cour Constitutionnelle. Les détracteurs voient dans cette démission une manœuvre du PPP pour conserver le contrôle sur le processus d’amendement de la Constitution souhaité par le gouvernement et soupçonné d’être destiné à éviter la dissolution des partis coalisés, et à blanchir les proches du PPP, dont Thaksin Shinawatra. Le temps du jugement, la présidence du Parlement est en effet assurée par le président du Sénat, Prasopsook Boondej. La démission de Yongyuth devrait permettre au PPP, largement majoritaire au Parlement, de placer un remplaçant de confiance. (www.lepetitjournal.com/bangkok.html avec AFP) vendredi 2 mai 2008 |