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ACTU - Isabel Perón ne reviendra pas en Argentine |
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mercredi 30 avril 2008 |
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La seconde épouse du président Perón ne reviendra pas en Argentine où
l'attendait un procès pour disparition, torture et complicité avec la
Triple A. La justice espagnole a refusé l'extradition d'Isabelita
 Isabelita, deuxième épouse de Perón, ex-danseuse et présidente de la République, ne sera pas jugée en Argentine.
En effet, l'Espagne vient de refuser la procédure d’extradition établie
contre la veuve de l’illustre général. L'Audience nationale, principale
instance pénale espagnole, a en effet estimé que les chefs
d’inculpations retenus contre celle qui a présidé l’Argentine entre
1973 et 1976 ne constituent pas des crimes contre l’humanité et ne
justifient donc pas une procédure d’extradition. Isabel avait été
arrêtée à Madrid, où elle vit depuis trois décades, en janvier dernier
à la demande d’un juge de Mendoza. En effet, l’ex présidente est accusée d’avoir favorisé la disparition d'un jeune
opposant Hector Fagetti Gallego, et la torture d'un second jeune homme.
Isabelle Perón avait autorisé, en 1975, les forces armées à mener des
opérations pour "anéantir la capacité d'action des éléments subversifs".
On lui reproche aussi d’avoir été complice dans les activités du
mouvement d'extrême droite Triple A. Cette alliance est considérée
comme responsable de 1.500 assassinats dans les années 70.
La deuxième femme
Le général Perón n'a pas eu qu'Evita dans sa vie. Si l’une a laissé un
souvenir éclatant dans l’histoire de l’Argentine, l’autre, une trace
plutôt traumatisante, à une époque trouble du pays, celle qui a précédé
la mise en place de la dictature. L’ancienne danseuse folklorique
devient la femme du général Perón en 1961. Douze ans plus tard, le couple est porté au pouvoir par le peuple argentin. Mais le général Perón décède un an plus tard et son épouse, alors vice-présidente, reste
seule au pouvoir. On l’a dit sous l’influence de son ministre du
bien-être, José Lopez Rega, avec lequel elle participe à des séances de
spiritisme. Les assassinats se multiplient, Isabel serait dépassée par
les évènements ou complice…
Interrogée en 1997 par la justice espagnole comme témoin dans une
enquête sur la disparition de 300 espagnols, Isabel Perón avait nié
être au courant des crimes de la Triple A. Karine ROCAMORA. (www.lepetitjournal.com - Buenos Aires) mercredi 30 avril 2008
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