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Rome change de bord politique. Après 15 années de la gauche au pouvoir, un candidat du PDL, coalition de Silvio Berlusconi, est sorti vainqueur des élections municipales qui se sont achevées lundi. Gianni Alemanno, donné pourtant perdant dans les sondages, a axé sa campagne sur la sécurité et l'immigration Affiche de campagne de Gianni Alemanno
C’est un "miracle électoral", selon les propres mots de Gianni Alemanno. De fait c’est la première fois, depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, que la droite est au pouvoir à Rome. La Démocratie Chrétienne (centre) et la gauche s’étaient toujours alternées. Malgré une participation relativement basse, environ 63% au second tour, ce changement est un succès supplémentaire pour le parti de Silvio Berlusconi, renforçant ainsi le poids de sa victoire aux récentes élections législatives. "Je serai le maire de tous" a déclaré Gianni Alemanno. L'ancien ministre de l'Agriculture de Silvio Berlusconi, âgé de 50 ans, est marqué par son engagement de jeunesse au sein d'un parti néo-fasciste. Cependant, il a renié officiellement cette appartenance passée, et il est aujourd'hui membre du parti conservateur Alliance Nationale au sein de la coalition du 'Cavaliere'. Collaborer avec La France pour le contrôle de l’immigration "Redevenons les maîtres chez nous" a été l’un de ses leitmotiv. Gianni Alemanno a mené une campagne axée sur la sécurité et le contrôle de l'immigration. Plusieurs faits de criminalité survenus au cours des derniers mois, dont le cas d’une femme violée et tuée par un Roumain, ont sans doute joué en sa faveur. Gianni Alemanno souhaite d’ailleurs collaborer avec Paris en matière de lutte contre l'immigration clandestine. Entre les deux tours, il a rencontré, à ce sujet, Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration et de l'Identité Nationale. Le nouveau maire s’est également engagé sur d’autres terrains, notamment l’amélioration des infrastructures et le développement du secteur du tourisme. La gauche romaine, qui l’avait accusé de manipuler l'actualité à des fins électorales, a dit craindre l'arrivée d'une "vague noire" sur l'Italie, une résurgence du fascisme. Marie MALZAC. (www.lepetitjournal.com - Milan) mercredi 30 avril 2008 *PDL : Popolo della Libertà (= peuple de la liberté)
A lire aussi : "Rome passe à droite", sur le site du Figaro Dossier elezioni 2008, sur le site de La Stampa |