| Ecrit par Nicolas Mangin,
le 29-04-2008 23:00
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Les Londoniens votent demain pour élire leur maire. Installé depuis 2000 à l’hôtel de ville, le travailliste Ken Livingstone vacille sur son fauteuil à cause de la nouvelle coqueluche des conservateurs : le très haut en couleur Boris Johnson Boris Johnson avec son physique de déménageur est devenu la nouvelle figure des conservateurs en Grande-Bretagne (photo AFP)
Tel un bloc de marbre, cheveux argentés, Ken Livingstone s’accroche à son fauteuil de maire de Londres depuis 2000, soit la date de la création du poste. La figure de proue des Travaillistes connaît tous les rouages de la politique londonienne depuis 30 ans. Son principal opposant Boris Johnson, demain aux élections municipales, connaît lui depuis 2001 les coulisses de son parti tout au mieux, lors de son élection comme député de Henley-on-Thames. Cet ancien journaliste de 43 ans, viré du Times pour avoir falsifié une citation, est la nouvelle coqueluche des conservateurs. Il doit sa popularité à l’entrée en scène de leur nouveau leader, David Cameron. Homme de sa génération, il a soutenu Boris Johnson aux primaires du parti, en juillet 2007 pour la mairie de Londres. Johnson avait pourtant été écarté du devant de la scène à cause d’une relation extra maritale avouée en 2004. Elections générales en vue Clown pour les médias, "bouffon" pour les travaillistes, Johnson a dû avant tout convaincre une partie des Londoniens par son sens de l’humour dans lequel ils se reconnaissent. Ainsi, le candidat est capable d'haranguer ses électeurs par un "Votez tory, votre femme aura de plus gros seins !" Outre ses excentricités et ses bourdes médiatiques, l'homme demeure un conservateur en politique. Au programme : augmentation du nombre de policiers dans les rues et...retour en arrière avec la remise en cause de l’interdiction de fumer dans les lieux publics par un référendum, histoire de conserver l'une des plus importantes traditions britanniques... De l’autre côté, Livingstone, alias Ken le rouge pour ses affinités trotskystes, s’appuie sur un bilan positif. Diminution de la circulation avec le péage urbain, développement du réseau de transports publics et, surtout, les JO d’été de 2012 obtenus face à Paris pourraient lui faire voir l’avenir sereinement. Mais c’était sans compter sur la cote de popularité du Premier ministre travailliste Gordon Brown au plus bas, et dont il pâtit. L’anticonformisme et l’indépendance d’antan de Livingstone ont fait place à l’arrogance et à des soupçons de corruption. Nationalement, les deux partis anticipent les élections générales de 2010. Les Travaillistes espèrent se mettre Londres dans la poche pour se relancer. Les Conservateurs souhaiteraient enfoncer le clou en subtilisant la capitale, symbole d’un certain progressisme. Nicolas MANGIN. (www.lepetitjournal.com) mercredi 30 avril 2008 En savoir plus Le Figaro - Boris Johnson, le "bouffon" de Londres Libération - Le "clown Tory" à l’assaut de Londres Le Point - Municipales de Londres : Johnson veut faire chuter Livingstone Ouest-France - Bataille électorale haute en couleur à Londres
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