| Ecrit par Jean - Pierre SOVANNAVONG,
le 29-04-2008 23:00
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Alors que les partis enregistrent officiellement leurs candidats en vue du prochain scrutin, le Premier ministre aura profité du répit pour reprendre ses attaques contre ceux des membres de la Famille Royale encore engagés en politique
Le Premier Ministre Hun Sen (photo: Asean View Report)
Dans ce qui ressemble à une préparation tactique en vue des prochaines élections, Hun Sen a déclaré en début de semaine vouloir éliminer la langue royale au sein de son administration. Quelques jours après cette annonce il semblerait que certains au sein du gouvernement appliquent déjà cette consigne que le Premier ministre souhaite étendre au Sénat mais aussi à l'Assemblée nationale, au sein desquelles siègent plusieurs membres de la Famille Royale. Cette mesure vise plus particulièrement le Prince Norodom Ranariddh, président du parti du même nom. " Pouvoir publiquement s'adresser à un Prince en utilisant le langage commun c'est le rabaisser " explique un membre du Funcinpec. Le parti royaliste aura été le premier à réagir à cette annonce, ainsi selon Lu Laysreng, vice président du FUN mais aussi ministre du développement rural, une telle interdiction n'est pas " convenable, certains veulent utiliser les termes royaux, d'autres non, qu'on leur laisse le choix ". La réaction du Parti du Prince Ranariddh aura été plus virulente, "c'est une violation de la constitution" a ainsi déclaré Muth Chantha, son porte-parole, " nous sommes une monarchie constitutionnelle, et par cette décision c'est la monarchie que l'on attaque ".
Le Prince Norodom Ranariddh (Crédit: Asean View Report)
Ce n'est pas la première fois que le Premier ministre ou ses conseillers expriment l'idée d'un banissement des princes de la vie politique. En 2005 et alors que le Prince Norodom Ranariddh était démis de ses fonctions de président du Funcinpec, le Roi Père lui même avait exprimé le souhait de voir les membres de la Famille Royale se consacrer à un rôle de représentation dans les domaines social et culturel. Bien sûr, l'idée prévoyait en pointillé la création d'une liste civile octroyée aux Princes et Princesses de rang important. " L'idée est de suivre les exemples de la Belgique, du Japon ou de la Thaïlande " commente un des partisans de ce retrait, " toutefois on ne peut appliquer ce type de décision en quelques semaines, ou quelques mois, les conséquences sont nombreuses, de plus la question touche la liberté de chacun, Prince ou non ". Un tel projet, soutenu publiquement par le Parti Sam Rainsy, avait suscité un tollé parmi les princes engagés dans la vie politique aussi bien chez les Norodom, les Princes Ranariddh et Chakrapong notamment, que chez les Sisowath, les Princes Thomico et Sirirath, dont certains ont menacé de redevenir " simples citoyens " pour poursuivre leurs activités politiques. " Il y a toutefois une différence entre décider et organiser un retrait organisé des princes de la vie politique d'une part, et ordonner la suppression des titres princiers de ceux engagés dans tel ou tel parti " s'offusque, sous couvert d'anonymat, un député du FUN ajoutant "il nous suffit d'allumer notre télévision pour voir que la suppression des titres ne concerne pas ceux octroyés à titre honorifique à Hun Sen et à ses collègues du PPC ". (www.lepetitjournal.com - Cambodge) mercredi 30 Avril 2008
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