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La crise politique en Hongrie continue après l'échec du réferendum sur la santé. Ferenc Gyurcsany avait limogé sa ministre de la Santé, membre du Szdsz, sacrifiant la coalition gouvernementale, car les autres ministres libéraux ont immédiatement présenté leur démission Ferenc Gyurcsany et son gouvernement minoritaire au parlement (photo LPJ)
Dimanche, sans surprise, le Szdsz, favorable à des réformes libérales, a voté le départ de ses ministres le 30 avril du gouvernement duquel il faisait parti depuis le printemps 2006. Par conséquent les socialistes, minoritaires dirigeront seuls le pays à compter du 1er mai. Cela ne semble poser aucun problème à Ferenc Gyurcsany qui se dit prêt à gouverner dans ces nouvelles conditions jusqu'aux prochaines élections législatives de 2010, alors que l'opposition, le Fidesz et le MDF réclame à cors et à cri des élections anticipées. Une pause dans les réformes de la Santé entre autres, est à l'ordre du jour même si celles-ci restent indispensables. Un nouveau cabinet Le Premier ministre Ferenc Gyurcsány a présenté hier les 7 nouveaux ministres du gouvernement. Gordon Bajnai prend la tête du ministère du Développement national et de l'Economie, Tamás Székely devient ministre de la Santé et Imre Szabó ministre de l'Environnement et de l'Eau. Quatre nouveaux ministres participeront au gouvernement : Erika Szücs reçoit le poste de Mónika Lamperth, ancien ministre des Affaires sociales et de l'Emploi. Mónika Lamperth a démissionné pour organiser la direction du Parti socialiste (MSZP). Pál Szabó devient ministre des Transports, des Télécommunications et de l'Energie. Károly Molnár est ministre sans portefeuille de la Recherche et des Sciences ; enfin, István Gyenesi reçoit le poste de ministre des Gouvernements locaux et du développement régional. Quid du Szdsz ? Enfin, la survie du Szdsz ne semble pas menacée à court terme. Chacun s'accorde pour estimer que celui-ci, au plus bas dans les sondages (1 %), continuera à soutenir le MSZP de l'extérieur plutôt que de disparaître lors d'élections anticipées. Lors de leur prochain congrès en juin, le Szdsz verra le duel entre l'actuel dirigeant du parti Janos Koka, l'ex futur ministre de l'Economie avec l'ex futur ministre de l'Environnement Fodor pour savoir qui sera le prochain chef de file du parti. Mais tous - dont le maire de Budapest, Gabor Demszky lui aussi libéral - sont d'accord pour estimer que la crédibilité du parti passait par son retrait du gouvernement suite à la décision du Premier ministre de faire une pause dans les réformes. M. Kavai et C.V. (lepetitjournal.com - Budapest) mardi 29 avril 2008
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