| Ecrit par Cécile Boutelet,
le 28-04-2008 23:00
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Tempelhof – Le vote révèle un Berlin encore divisé est-ouest.- Le référendum d’initiative populaire sur l’avenir de l’aéroport Tempelhof, qui s’est tenu dimanche à Berlin, a révélé les divergences encore existantes entre les parties ouest et est de la ville. Selon les résultats analysés par la Berliner Zeitung, le "vieil ouest" a clairement dépassé le quorum des 25% de voix en faveur du maintien en service de l’aéroport, contrairement au "vieil est", où le nombre des "oui" n’arrive parfois même pas à deux chiffres. Le "nouveau-Mitte", dont les quartiers s’étendent des deux côtés de l’ancienne frontière, a enregistré des scores comparables dans les camps du "oui" et du "non". Etonnamment, ce n'est pas à Tempelhof- Schöneberg, le quartier qui jouxte directement l'aéroport, qu'on a enregistré le plus de "oui", mais dans les quartiers plus éloignés à l'ouest, à Steglitz-Zehlendorf et Reinickendorf. Suivent Charlottenburg-Wilmersdorf, Neukölln et Spandau. Les résultats du vote suivent relativement bien les contours de la carte électorale berlinoise. Steglitz et Reinickendorf, habituellement marqués CDU, ont massivement voté "oui", tandis que Kreuzberg-Friedrichshain, de tendance gauche-Verts, n’enregistre que 12% de voix pour le maintien de l’aéroport. Il faut surtout prendre en compte l’argument historique : à l'est, il n'y a guère que les vieux Berlinois qui puissent éventuellement être attachés à Tempelhof comme aéroport. Pour l’ouest longtemps enclavé dans la RDA, le mythe de Tempelhof fait au contraire partie d’une identité collective encore fortement chargée d’émotion. Lire l'article dans la Berliner Zeitung. C. B. (www.lepetitjournal.com/berlin.html) mardi 29 avril 2008 Diplomatie – Kouchner appelle à la reconnaissance des "enfants de boches".- Lors de son discours aux étudiants de l’université Humboldt à Berlin le 24 avril dernier, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a rappelé la mémoire des enfants nés des amours de femmes françaises et de soldats allemands pendant la guerre. "Ces enfants de la guerre, ceux qu’on méprisait en France du terrible nom d’enfants de boches, ces dizaines de milliers de victimes à retardement de la violence de nos peuples (…) ces enfants qui sont aujourd’hui adultes nous demandent, soixante ans après, de reconnaître enfin leur malheur, leur vie, leur identité", a-t-il déclaré. Il a appelé à l’ouverture d’une réflexion sur la reconnaissance de "ceux dont la vie est partagée entre nos deux pays", afin de "faire de leur identité franco-allemande une réalité positive". L’histoire des "enfants de boche", dont le nombre est estimé à 200.000, a été relatée par l’ancien correspondant du Figaro en Allemagne, Jean-Paul Picaper, dans un livre paru en 2004 : "Les enfants maudits" (Editions des Syrtes), coécrit avec Ludwig Norz. C. B. (www.lepetitjournal.com/berlin.html) mardi 29 avril 2008 Social – De nouveaux mouvements de grèves à Berlin;- A l’approche du 1er mai, l’activité syndicale connaît un regain d’intensité à Berlin, où plusieurs mouvements de grève de la fonction publique sont prévus. A partir de mercredi, les kitas et les services publics seront fortement perturbés. Les policiers ont annoncé un mouvement de grève avant jeudi, tout en précisant que le service d’ordre serait assuré pour le 1er mai. La BVG menace d’intensifier le mouvement qui limite déjà le trafic de certains bus dans la capitale allemande. La Deutsche Post devrait décider aujourd’hui si elle poursuit ou non les arrêts de travail. Tous réclament toujours une renégociation des conditions salariales. C. B. (www.lepetitjournal.com/berlin.html) mardi 29 avril 2008
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