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LEXIQUE - "Dictionnaire chilango" : la hueva ou l'art de la paresse Version imprimable Suggérer par mail

Ecrit par Huberto Suarez, le 28-04-2008 23:00

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On ne sait pas d’où vient cette fâcheuse tendance que nous avons, nous les Mexicains, de nous reposer alors que nous devrions être en train de bosser. En tout cas c’est le stéréotype que beaucoup ont, le Mexicain avec son grand chapeau qui fait la sieste à l’ombre d’un cactus ! Ce n’est pas surprenant qu’il y ait un mot et de multiples phrases pour décrire cette caractéristique : la hueva, quelques degrés au-delà de la paresse

Le terme de hueva vient du concept d’avoir "les couilles lourdes" et donc de les trainer de façon pénible, ce qui a été traduit par de la paresse. Mais bien sûr comme à notre habitude, les définitions sont multiples :

Tener hueva : Ne vouloir rien faire, avoir la flemme.

Dar hueva : Quelque chose qui provoque l’ennui, quelque chose de chiant (leer poesía me
                    da hueva).

¡ Que hueva ! : Quelque chose de difficile ou de vraiment ennuyeux (¡Que hueva hacer la
                        tarea de matemáticas!)


Ser de hueva : quelque chose d’ennuyeux (Para mi las telenovelas son de hueva!)

Et comme beaucoup de mots au Mexique, la hueva peut être décliné de différentes façons :

Notamment par le mot Huevos qui dans l’argot mexicain définit les testicules :

¡ Huevos ! : Exclamation qui s’utilise pour insulter quelqu’un, elle est généralement accompagnée d’un signe de la main avec les doigts séparés et pliés. Ou alors elle peut être une exclamation de surprise lors d’une situation délicate : ¡Huevos ! Olvide las llaves en la casa.

A huevo : Obligation (tengo que ir a huevo a la casa de los padres de mi novia esta noche).

¡ A huevo ! : Mais bien évidemment/ tu as raison.

Pasarse de huevos : Abuser d’une situation, d’une personne.

Tener huevos : Avoir du courage, être courageux.

Tener los huevos azules : (avoir les couilles bleues) = être cynique.

Costar un huevo : Quelque chose qui va demander de fournir un grand effort. Si c’est extrêmement difficile alors ca coûte "un huevo y la mitad del otro", soit une couille et la moitié de l’autre.

Et finalement le mot qui désigne tous les fainéants, ceux qui ne veulent jamais rien faire, qui sont fatigués avant d’avoir commencé, se sont tous des huevones !
Huberto SUAREZ. (www.lepetitjournal.com - Mexique) mardi 29 avril 2008


Vos réactions (7)
Posté par sabine radonde, le 28-04-2008 18:18
????
Mr Suarez, 
 
Je pense que votre préambule est ridicule et votre stéréotype honteux, ce n´est pas parce que vous maniez la langue de Molière que vous êtes à l´abri d´écrire des bêtises sur les mexicains. Je vis au Mexique depuis 10 ans et je connais plus d´un mexicain qui travaille plus de 10 heures par jour! N´oubliez pas que faire des généralités sur un peuple, c´est ouvrir la porte à la discrimination et au racisme!
 
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Posté par benoit vigne, le 28-04-2008 23:38
Soutien à la rédaction
Juste un petit mot pour soutenir Huberto. 
 
Je trouve la réaction de Sabine totalement ridicule. Ce qu'elle fait, ca ne s'appelle pas lutter contre le racisme, c'est juste montrer à tous sa bêtise et son étroitesse d'esprit. 
 
J'ai beaucoup apprecié l'article de Huberto et j'espère qu'il continuera longtemps à faire découvrir aux nouveaux arrivants le parler chilango. 
 
Amicalement.
 
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Posté par Ramirez, le 29-04-2008 13:19
Bravo au Diccionario Chilango !!
Oui Mme. vous avez passée acoté de la plaque. 
 
Ce que Mr. Suarez essaie de faire c'est d'aider a l'etragér et aux francophones en particulier les rudiments du lexique populaire exicain. 
 
Peut-être que pour vous c'est la première fois que vous lissais un article de Mr. Suarez mais moi que je le lis regoulièrement et autant que mexicain ça ne me choque pas du tout, au contraire ça me fait comprendre. 
 
Bravo Huberto et longue vie au Diccionario Chilango, tu nous faits marrer !!!
 
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Posté par sabine, le 29-04-2008 19:04
.
Ce n´est évidemment pas l´article sur la « hueva » que je trouve plutôt sympa, mais cette phrase en préambule qui m´a fait bondir qui d´ailleurs aujourd´hui n´apparaît pas sur l´article complet : 
 
« On ne sait d´où vient cette fâcheuse tendance que nous avons, nous les mexicains, de nous reposer alors que nous devrions être en train de bosser »  
 
A chacun son interprétation et son DROIT à y opiner librement, 
 
Bien cordialement
 
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Posté par MP, le 12-05-2008 15:15
vulgaire comme toujours
Mr pseudo journaliste, allez vous faire le tour de toutes les vulgarités de la langue mexicaine ??? Et si quelqu'un va vous défendre en disant que c'est d'une très grande utilité pour les francophones fraîchement arrive, je réponds: oui ! pour qu'ils deviennent de parfaits beaufs ! 
Et ayez le courage de laissez vos propos, au lieu de modifier le texte au rythme des critiques ....
 
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Posté par Fernando Martínez, le 13-05-2008 16:59
Tolèrence
Et je me demande; ce ne sont pas les vulgarités aussi une partie de la langue? ce ne sont pas les tournures les plus populaires celles qui montrent d'une façon plus proche la pensée d'un peuple?  
Le parler "correct" est à peu près le même ici qu'ailleurs, les concepts se généralisent partout dans le monde. Alors, où est-ce qu'on peut trouver cette vision unique du monde, du réel par un peuple en particulier?  
La valoration dans le vulgaire du mot "mère" en espagnol et en français nous apprend beaucoup de ces deux peuples. Il y a des grands penseurs qui y croient. Observez dans le "Labyrinthe de la solitude" de Paz le chapitre qu'il dédie aux mots "chinga", "chingar", "la chingada". Il essaie de les expliquer pour s'expliquer lui même comme mexicain. 
Il faut regarder les vulgarités autrement, il faut les laisser parler de nous, et les écouter humblement. De cette compréhension naît la tolérence et on devient plus, par conséquence, plus universel.
 
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Posté par Ramirez, le 14-05-2008 06:53
Baisse pas les bras mon dictionnaire !!
Ouais, ouais mec t'a tout pigé !! 
 
"Dans ma p'tain de banlieue on baise, on encule les meufes et ça ne fait pas des chagrins, alléluia, ça fait des bambins" 
 
Texte rapp d'un « banlieusard de souche » comme on dit mais qu’illustre la dynamique des mots, au lieu de faire l'autruche on devrait avoir la curiosité des mots. 
D’autant plus que ces mots « grossiers » sont la défense naturelle de l’individu, comme les épines au cactus ou l’hurlement du loup.
 
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