| Ecrit par Valéry Lefort,
le 27-04-2008 23:00
|
|
Vainqueurs à l’arraché des London Irish (21-15), les Toulousains viseront un quatrième sacre en cinq finales le 24 mai prochain à Cardiff. Ils seront opposés aux Irlandais du Munster Elissalde a retrouvé sa botte au bon moment (photo AFP)
C’est fait ! Ce fut dur, très dur même face à de coriaces Anglais, mais Toulouse est parvenu à ses fins en dominant les London Irish (21-15). Huit jours après sa défaite à domicile face à Clermont, surtout miné par les blessures, le Stade a tout de même trouvé les ressources nécessaires pour repousser une équipe britannique qui jouait pratiquement dans son jardin, à Twickenham en l’occurrence. Les partenaires de Pelous ne s’attendaient sans doute pas à souffrir autant face à une formation invitée pour la première fois de son histoire à pareille fête. Mais si Toulouse est réputé pour la qualité de ses ailiers, les London Irish ont démontré, qu’en la matière, ils n’avaient rien à leur envier avec les explosifs Ojo et Tajikabicau. Deux dynamiteurs qui ont causé bien des tourments aux Français, inscrivant d’ailleurs chacun un essai. Mais à force de courage, Toulouse, rapidement mené (3-10) est revenu à hauteur avant de prendre le jeu à son compte, inscrivant lui aussi deux essais coup sur coup juste avant la pause par Ahotaeiloa et Servat (15-10 pour Toulouse à la pause). Kelleher : "Un vrai marathon !" Pour le reste, la botte d'Elissalde, retrouvé après son naufrage au pied contre Clermont, a fait le nécessaire. "Ce qui m’a séduit, jubilait Guy Novès, l’entraîneur, c’est la capacité de mes joueurs à ne jamais douter et à croire au jeu. Même aux pires moments, ils ont serré les dents". Au terme de cette demi-finale des plus emballantes, Byron Kelleher, l’ex All-Black n’était évidemment pas le moins disert : "Je continue de découvrir le rugby dans l’Hémisphère nord, et le moins que je puisse dire, c’est que je ne suis pas déçu ! Chez nous, on court des sprints. Ici une saison, c’est un vrai marathon ! Mais j’aime ça". Marathon, le mot est bien choisi. Car Toulouse va devoir en plus caser deux matches de Top 14 en semaine, le premier à Castres le mercredi 7 mai. "On va lâcher le championnat", a même lancé Guy Novès. Une promesse qui n’engage que ceux qui les croient. Car pratiquement qualifié pour les demi-finales, Toulouse fera tout pour tenter l’impossible, à savoir le doublé. "Nous, les joueurs, on continuera à jouer les deux tableaux", a fini par avouer Elissalde. Qui aurait pu en douter ? Valéry LEFORT. (www.lepetitjournal.com) lundi 28 avril 2008
|