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Le premier " Total Dakar Series " de l'histoire a coupé les gaz samedi dernier au bord du lac Balaton. Parmi les 84 voitures et les 96 motos au départ, ce sont le très expérimenté Carlos Sainz et le jeune David Casteu qui ont su tirer leur épingle du jeu lors de spéciales souvent dangereuses et pas toujours bien organisées Pour pallier l'annulation du Dakar, le «Total Dakar Series» d'Europe centrale sera le seul des trois prévus l'an prochain à avoir eu lieu cette année. Ce nouveau rallye long de 2 600 km en comptait tout de même 1 000 de spéciales du même type que celles du début du vrai Dakar. Dans ces conditions, l'espagnol Carlos Sainz, double champion du monde WRC (en 1990 et 1992) a donné le ton dès la première journée en remportant la spéciale de 63km autour de Dabas, en Hongrie. Le pilote du 4x4 Touareg Volkswagen, moteur diesel TDI, a ensuite remporté les 3 étapes roumaines du parcours, ainsi que la dernière entre Veszprem et Balatonfüred. Il relègue ainsi le Français Stéphane Peterhansel et son Pajero Mitsubishi, moteur essence, à la deuxième place du classement général pour seulement 2 petites secondes, au terme d'un mano à mano passionnant dans la toute dernière spéciale. Chose plus rare dans un rallye-raid, la bataille pour la troisième place s'est également jouée dans un mouchoir de poche, puisque Dieter Depping, Volkswagen, monte sur le podium grâce à moins d'une minute d'avance sur l'ex-skieur Luc Alphand (Mitsubishi). Le constructeur allemand a ainsi réussi à dicter sa loi, et ce tout au long de la course en remportant chacune des 7 étapes. Son adversaire japonais ne peut aujourd'hui qu'éprouver le regret de n'avoir pas opté pour un moteur diesel, jugé plus performant sur ce terrain. Côté motos, ce rallye a vu l'hégémonie de la marque KTM, qui est omniprésente sur le podium avec, dans l'ordre au classement général, l'outsider français David Casteu, le Chilien Francisco Lopez et le vainqueur du Dakar 2007 Cyril Despres. 238 véhicules dans des espaces restreints de sable, de bosses et de boue Le terrain tout à fait inconnu et la petitesse des espaces ont surpris bon nombre de concurrents. Entre les tronçons sablonneux jonchés de bosses en Hongrie et la piste boueuse dans un brouillard opaque en Transylvanie, les pilotes ont eu pas mal de fil à retordre. Par exemple, au cours de la seconde et de la troisième étape autour de Baia Mare en Roumanie, plusieurs camions se sont embourbés dans les côtes. Mais le danger et la grogne des participants à l'encontre de l'organisation allaient ensuite beaucoup plus porter sur le tracé chaotique que sur la nature du terrain. Mercredi et jeudi dans la région de Veszprem notamment, la superficie du camp militaire choisi pour les spéciales étant très limitée, les organisateurs ont dû inventer un parcours aux allures de labyrinthe et de circuit de motocross. Ainsi, à force de tourner dans tous les sens, les voitures égarées risquaient souvent de se retrouver face à face avec d'autres véhicules. Dans ces conditions stressantes, même les motards se sont fait quelques grosses frayeurs, mais heureusement aucun accident grave n'est survenu lors de cette première édition. F.G. (www.lepetitjournal.com - Budapest) lundi 28 avril 2009
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