| Ecrit par Camille VAYSSETTES,
le 25-10-2005 23:01
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Sauf énorme surprise, le sélectionneur devrait mener les Bleus, qu’il a difficilement qualifiés, au Mondial allemand. Domenech a le soutien de la Fédération et les joueurs ne le mettent pas publiquement en cause
Raymond Domenech est déjà parti en repérage en Allemagne. (Photo : AFP)
Raymond Domenech a déjà pris le chemin de l’Allemagne. Sitôt la qualification pour le Mondial 2006 acquise, le sélectionneur de l’équipe de France est allé repérer le futur camp de base des Bleus. Sauf énorme surprise, le Lyonnais devrait être confirmé à son poste lors du prochain conseil fédéral.
La légitimité du terrain. L’équipe de France a obtenu son billet pour l’Allemagne le 12 octobre, sans même devoir attendre les barrages de novembre, passage redouté avant les dernières échéances du groupe des éliminatoires. Les Bleus ne s’étaient plus qualifiés sur le terrain pour un Mondial depuis 1985 avec Platini. Au soir de la qualification, le président de la FFF a indiqué qu’il allait demander au prochain conseil fédéral la confirmation du sélectionneur à son poste. Quelques heures plus tard, Jean-Pierre Escalettes a également rappelé que le contrat de Domenech prévoyait une prolongation jusqu’en juillet 2006 en cas de qualifications des Bleus.
Des joueurs silencieux mais pas frondeurs. Après France-Chypre, le retour précipité des cadres au vestiaire, Zidane en tête, avait été interprété par une fronde envers Domenech. D’autant que depuis leur retour, jamais le stratège du Real ou les autres anciens n’avaient prononcé en public le nom du sélectionneur, semblant confirmer un malaise né dès les premiers jours de l’ère Domenech. Récemment, pourtant, Zidane a publiquement indiqué que cette fronde concernait la presse. "Il n’y a qu’un sélectionneur", a-t-il ajouté sans davantage citer Domenech mais avec la volonté de couper court aux rumeurs annonçant l’arrivée de Didier Deschamps, démissionnaire de Monaco en septembre. Certains ont aussi prêté au capitaine des champions du monde 1998 un rôle d’adjoint. Ce serait mal connaître Domenech.
La préparation. La position du sélectionneur a aussi été fragilisée par l’annonce, il y a dix jours, d’un France-Costa Rica le 9 novembre, à Fort-de-France. Les entraîneurs pourvoyeur des Bleus ont fustigé Domenech, qui se plaignait du calendrier trop chargé, pour avoir programmé un match de plus trois jours avant France-Allemagne (12 novembre au stade de France). Or, ce match, hommage aux 152 Martiniquais décédés le 16 août dans un crash aérien, ne peut avoir été directement convenu par le sélectionneur sans sa fédération. Domenech s’en servira néanmoins pour faire vivre un peu plus son groupe, sachant qu’il n’aura que trois matches de préparation avant le Mondial, en comptant le France-Slovaquie du 10 mars prochain. Et à cette date, la liste des 23 mondialistes sera loin d’être arrêtée.
Patrice CAM. (LPJ) 26 octobre 2005
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