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Le 25 avril est officiellement une fête nationale, anniversaire de la Libération de 1945. Pourtant, à Milan, la commémoration de vendredi, à laquelle ont participé 50 000 personnes, selon le quotidien "Il Corriere della Serra", ressemblait plus à une manifestation politique de gauche, en réaction à la victoire de Silvio Berlusconi
Drapeaux communistes sur la Place du Duomo, le 25 avril (Photo GD)
Le rouge était dominant sur les banderoles, tee-shirts et foulards du cortège parti de la Porta Venezia en direction du Duomo, vendredi après midi. Longue file de militants politiques, rythmée par des slogans antifascistes, alternant avec les groupes de "partigiani" (anciens résistants). La gauche, après son récent échec aux élections législatives, a profité de l’occasion pour se montrer. Et les plus radicaux sont venus faire entendre que "le fascisme est toujours d’actualité en Italie". "Per liberare le nostre vite dai vechi e nuovi fascismi"*, pouvait-on lire sur le camion d’un collectif étudiant. Des militants, interrogés, ont précisé craindre notamment "une révision de la constitution, dans le sens d’un pouvoir plus fort", et "une politique sécuritaire qui porte atteinte aux libertés". Outre les bannières des anciens combattants, flottaient, au dessus de la foule, des drapeaux aux couleurs du PD** (coalition de centre gauche) mais surtout ceux de syndicats et de partis de la gauche radicale : PSI**, Rifondazione Comunista** et autres groupuscules d’inspiration marxiste. Aucun signe de présence de la droite en revanche, et du côté des officiels, l’absence (critiquée par l' association d'anciens résistants, ANPI) de la maire de Milan, Letizia Moratti, membre du parti de Silvio Berlusconi.
Moins nombreux qu’après la première victoire de Silvio Berlusconi
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Militants antifascistes et communistes sur la Place du Duomo, le 25 avril (Photos GD)
"Ca n’est pas nouveau", a toutefois tenu à préciser Rafaele, qui vient chaque année, avant d'ajouter: "Le 25 avril a toujours été l’apanage de la gauche et, à chaque fois, la droite était peu présente". Cela tient au fait que la Libération reste un sujet sensible pour la droite italienne. (cf notre article : "25 AVRIL - La résistance en débat"). Rafaele a même été un peu déçu cette fois ci, car, selon lui, il y avait deux fois moins de monde qu’après la première victoire de Silvio Berlusconi en 1994. Gersende DELCROIX. (www.lepetitjournal.com - Milan) lundi 28 avril 2008
*"Per liberare le nostre vite dai vechi e nuovi fascismi" = Pour libérer nos vies des anciens et nouveaux fascismes **"PD" : parti démocrate, "PSI" : parti socialiste italien, "Rifondazione Comunista" : parti communiste |