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SOMMET - L’ALENA au cœur des discussions |
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| Ecrit par Matthieu Etourneau,
le 23-04-2008 23:01
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A l’heure où les candidats à l’élection présidentielle américaine se montrent tous très critiques à l’égard de l’Accord de Libre-échange nord-américain, le premier ministre du Canada, Stephen Harper, le président américain, George W. Bush, et le président mexicain, Felipe Calderon, ont de nouveau plaidé en faveur de cet accord
Les 3 chefs d’Etat étaient réunis lundi et mardi à la Nouvelle-Orléans, en Louisiane, dans le cadre du quatrième sommet nord-américain.
Un accord de plus en plus sujet aux critiques Ce sommet avait lieu alors qu’aux Etats-Unis, la levée de boucliers contre l’accord de libre-échange semble de plus en plus important. Dans la campagne électorale, l’ALENA est érigé en bouc émissaire et est stigmatisé de manière populiste par les candidats à la Maison blanche, particulièrement Hillary Clinton et Barack Obama. Ces derniers ont déclaré qu'ils comptaient renégocier l'accord ou même retirer leur pays du traité si le Canada et le Mexique refusaient de le rouvrir. Selon eux, l’ALENA auraient engendré la perte de millions d’emplois dans les anciens bassins industriels tels que la Pennsylvanie. Ces remises en cause inquiètent les acteurs économiques au Canada et au Mexique même si l'accord a aussi ses adversaires dans ces deux pays.
Les 3 chefs d'état plantant symboliquement un chêne (photo Notimex)
La volonté d’approfondissement des trois chefs d’Etat Cependant, George Bush affirme, au contraire, que "ce n'est pas le moment de renégocier l'Alena, ou de se détourner de l'Alena, mais c'est le moment de travailler pour le rendre meilleur pour tout le monde". C’est ainsi avec la volonté de trouver un compromis que les trois chefs d’Etat ont débattu durant ces deux journées. Les entraves à la circulation des biens et des personnes posées par le renforcement des contrôles de sécurité américains aux frontières ont occupé une part importante des discussions. Les trois hommes ont aussi abordé la lutte contre le trafic de drogues et d'armes, l'harmonisation des réglementations dans l'industrie automobile, ainsi que les changements climatiques. Stephen Harper, George W. Bush et Felipe Calderon, qui ont planté symboliquement un chêne pour souligner le jour de la Terre, sont également tombés d’accord pour intégrer la Colombie à un nouvel accord de libre-échange. Les trois chefs d’Etat ont invoqué la croissance considérable des échanges au cours des quatorze dernières années et ont objecté aux détracteurs de l'Alena que celui-ci avait créé des emplois dans chacun des trois pays. Alors que l'immigration est un enjeu majeur des relations entre les Etats-Unis et leur voisin du sud, le président Calderon a fait valoir qu'une remise en cause de l'Alena, en détruisant des emplois, augmenterait la pression sur la frontière mexicaine et créerait un appel d’air immense vers les Etats-Unis.
La prochaine rencontre des trois hommes devrait avoir lieu au Mexique, où les divergences ne cessent de se creuser au sujet de la voie que doit suivre le pays, entre un alignement sur les Etats-Unis et un front anti-impérialiste. Matthieu ETOURNEAU. (www.lepetitjournal.com - Mexique) jeudi 24 avril 2008
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