| Ecrit par Camille VAYSSETTES,
le 24-10-2005 23:01
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Derrière un Toulouse encore et toujours impérial, les clubs français n’ont guère brillé le week-end dernier, lors du premier tour de coupe d’Europe
Les Toulousains ont surclassé leurs adversaires, les Gallois de Llanelli. Tout le monde ne peut pas en dire autant. (Photo : AFP)
Se méfier des apparences. Celles des résultats secs par exemple. Pour ce premier tour de coupe d’Europe, pour sept équipes françaises engagées, on relève quatre victoires pour trois défaites (*). A priori, rien à redire. Sauf si une analyse plus fine vient tempèrer largement ces statistiques...
A tout seigneur, tout honneur. Toulouse a rempli son contrat. Et de quelle façon ! Les champions d’Europe en titre ont pulvérisé les Gallois de Llanelli, avec sept essais à la clé (50-28). Du jeu, du spectacle, du mouvement, du Toulouse quoi !
Les trois autres victoires n’ont rien d’exceptionnel. Castres s’est fait une grosse frayeur chez lui devant d’autres Gallois, ceux de Newport (29-24). Pour les Tarnais, il était même temps que cela s’arrête. Perpignan, lui, a simplement rempli son contrat, rien de plus, en écartant les Italiens de Calvisano (25-6). Bourgoin, enfin, s’est montré poussifs devant Glasgow (16-3).
Néanmoins, même si la manière a souvent fait défaut -sauf pour Toulouse- ceux-là l’ont-ils emporté.
Paris au pied du mur
Car sur les trois défaites, deux font tâche dans le tableau. Sous les yeux de Bernard Laporte, qui donne aujourd’hui sa liste des 22 contre l’Australie, si Clermont a explosé et déçu pour son retour sur la scène continentale à Leicester (57-23), que dire de Paris et Biarritz !
A croire que le Stade Français avait tout donné huit jours plus tôt sous les sunlights du Stade de France ? Face aux Ospreys, au Pays de Galles, les hommes de Galthié ont eu cinq fois, dix fois l’occasion de tuer le match, pour finalement échouer (13-8). "La frustration est énorme", commentait Fabrice Landreau, co-entraîneur. "Oui, c’est traumatisant car les gars ont le sentiment d’avoir gâché le résultat", ajoutait Fabien Galthié. Pour Paris, décimé par les blessures et qui reçoit l’épouvantail Leicester samedi à Charléty, c’est déjà l’heure du "ça passe ou ça casse". Surtout dans cette poule dite "de la mort", avec Leicester, Clermont et les Ospreys.
L’autre grosse boulette du jour incombe au Biarritz Olympique, piteux champion de France défait aux Saracens (22-10). Apathiques, les partenaires de Yachvili ont complètement déjoué et perdu en plus Traille (bras cassé). Pour les Basques, qui reçoivent la province d’Ulster, qui a corrigé Trévise, c’est comme pour Paris : plutôt mal parti. Même si la poule du BO semble plus facile.
Valéry LEFORT. (LPJ) 25 octobre 2005
(*) Il y a six poules de quatre équipes. Les premiers de chaque poule, et les deux meilleurs seconds, seront qualifiés pour les quarts de finale.
Les matches du prochain week-end : Perpignan-Cardiff ; Munster-Castres ; Paris-Leicester ; Biarritz-Ulster ; Bath-Bourgoin ; Clermont-Ospreys ; London Wasps-Toulouse.
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