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SOCIETE – Une révolution au parfum d'œillets |
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| Ecrit par Manuel Gaspar,
le 24-04-2008 23:00
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Pour la première fois depuis belle lurette, les fleurs parfumèrent, d'un air de liberté, un pays emprisonné sous un régime dictatorial de presque un demi siècle. Cela se passait en avril 1974. Depuis les Portugais respirent les vents de la liberté
Enfant mettant un oeillet au bout du fusil
1974. Le printemps de cette année-là allait porter le coup de grâce à un régime déjà titubant depuis la mort du vieux dictateur Salazar quelques années auparavant. Son dauphin, Marcelo Caetano, n'avait pu résister très longtemps au mécontentement et au désarroi du peuple portugais. La révolution des œillets a réussi le pari de faire un changement sans effusion de sang. Les braves capitaines, les héros de cette épopée, n'ayant pas eu à se servir de leurs fusils, enfourchèrent à leur pointe des œillets rouges en faisant de cette fleur le symbole de la paix et de la liberté.
L'armée avait compris la nécessité d'un changement L'armée, longtemps fidèle au régime, mais lassée des guerres coloniales, avait finalement compris que la seule issue pour un changement de politique au Portugal, c'était le renversement du régime. Cela avait commencé par la création du mouvement des capitaines au cours de l'été 1973 qui, mécontents face au régime en place, n'ont pas hésité à le faire sentir au pouvoir politique. Mais ce dernier n'en a pas tenu compte sur le moment. Jusqu'au mois d'avril plusieurs réunions ont eu lieu et le mouvement a grandi, devenant de plus en plus fort pour donner naissance au Mouvement des Forces Armées, dont le major Otelo Saraiva de Carvalho a pris la tête.
Le grand héros de cette révolution 
Otelo Saraiva de Carvalho
D'une main de maître, en homme averti, intelligent et organisé, Otelo a planifié et coordonné toutes les opérations qui allaient faire réussir, dans la nuit du 25 avril 1974, la plus belle des révolutions, celle qui restera à jamais la révolution des œillets. Il est vrai que souvent, les héros ne sont jamais reconnus de leurs temps. Ce grand libérateur n'échappe pas à la règle. Il faut parfois laisser passer cent, voire deux cents ans avant que l'histoire ne leur rende hommage Alors, ne t'en fais pas Otelo car tu a marqué de ton sceau à jamais l'histoire du XXème siècle en délivrant le peuple portugais du joug de l'oppresseur, en lui faisant respirer cette vivifiante liberté qui nous est si chère. Manuel GASPAR. (www.lepetitjournal.com - Lisbonne) vendredi 25 Avril 2008
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