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POLITIQUE – Etre Démocrate américain en Egypte Version imprimable Suggérer par mail
dimanche 27 avril 2008

En plein duel Obama-Clinton, Le Petit Journal a rencontré les Démocrates cairotes. Inquiets par les divisions internes, ils affirment leurs valeurs d’ouverture dans une perspective moyen-orientale

Ils sont une vingtaine par réunion, et Tom Farkas, professeur à l'université américaine (AUC) ayant relancé les Democrats Abroad Egypt après dix ans d'inactivité, prévoit des séances à 100 ou 200 avant les élections de novembre. Signe d’une dynamique nouvelle, deux groupes récents, au Liban et en Egypte, s'ajoutent à Israël et portent à trois le nombre de Democrats Abroad au Moyen-Orient. L'organisation est flottante ; dur d'évaluer le nombre de militants, et nul besoin de s'inscrire pour participer. Les Democrats Abroad Egypt sont si récents qu'il leur manque quelque soutien pour être pleinement reconnus par le parti.

Regains d'engagement sur fond de campagne incertaine
Peu importe que le mouvement soit officiellement reconnu ou pas. Nombreux sont ceux qui n'avaient jamais voté et qui s'investissent pour la première fois, comme les 18-25 ans, généralement absents des urnes. Certains mènent campagne sans s'affilier au groupe, et le charisme d’Obama n'y est pas étranger. C'est le cas de Natalie, étudiante texanne à l'AUC, qui s'engage "pour une personne plus que pour un parti". Blogs, débats, téléphone : tout est bon pour convaincre, même si elle reconnaît qu'elle aurait été "plus active aux Etats-Unis". La participation aux élections générales ne dépassent jamais 50%, l’enjeu est de mobiliser autour de soi.
Comme 65% des Américains à l’étranger, les Egyptiens plébiscitent Barack Obama. On aime sa capacité à mobiliser les citoyens, ses principes de compromis et son projet de réunir tous les acteurs – dont l'Iran - à la table des négociations. L’issue du duel compte pourtant peu ; on s’inquiète plutôt des revirements de campagne, alors que la victoire semblait acquise il y a un an. James, étudiant et membre actif, n’a d’ailleurs pas voulu voter, et espère que les Démocrates sauront s’unir le moment venu. Seul mot d'ordre : barrer la route au Républicain McCain et en finir avec Bush.

Education, économie et politique étrangère
Rares sont les Républicains qui s'affichent, "sauf peut-être un ou deux dans les compagnies pétrolières", dit James. "Nous n'avons pas besoin de faire campagne pour convaincre les modérés". En effet, les Américains du Caire sont plus à gauche. Etudiants ou profs pour la plupart, l'éducation et l'état de l'économie les passionent. La politique étrangère s'ajoute à ces préoccupations. "D'ici, on voit ce dont l'Américain moyen n'a jamais eu vent", analyse Ellen, professeur de sociologie à l'AUC. Ainsi, le soutien au régime égyptien, la Palestine et la réouverture des relations avec la Syrie et l'Iran, s'ajoutent à l'Iraq et sont autant de sujets récurrents sur les lèvres de ces Américains orientalisés.
Elsa FOUCRAUT. (
www.lepetitjournal.com - Le Caire – Alexandrie) lundi 28 avril 2008

 
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