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URBANISME (2) – Délocalisation des centres urbains |
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| Ecrit par Aurélie Colladon,
le 23-04-2008 23:00
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L’agglomération de Phnom Penh représente 9,1% de la population du Cambodge, alors que Bangkok regroupe plus de 15% de la population thaïlandaise. A l’horizon 2020, l'Institut National de la Statistique estime que la Municipalité de Phnom Penh accueillera près de 2.000.000 habitants. Cette croissance de la population implique celle des surfaces à urbaniser
Camko City, à 3 km du centre-ville de Phnom Penh, devrait voir le jour en 2018
Le territoire municipal de 375 km2 est particulièrement exigu en comparaison avec celui des métropoles de la région. Pour faire face à cette pression, la Municipalité de Phnom Penh a d’ores et déjà mis en place plusieurs projets de délocalisations des centres urbains.
Création de véritables "villes-annexes" Plusieurs centres urbains sont aujourd’hui en projet dans la périphérie de Phnom Penh : Camko City, Toul Kork, Pochentong, Takmao, Chrey Thom, Kambol et Chamcar Dong. " Ces nouvelles zones industrielles seront de taille humaine assure SE Trac Thai Sieng, Vice-Gouverneur de Phnom Penh en charge des travaux publics et des transports, de 1999 à 2007. "Les Cambodgiens aiment habiter là où ils travaillent. C’est dans la culture asiatique. La notion de cité dortoir n’existe pas au Cambodge". Ces nouveaux centres urbains devront donc être des villes multi-fonctionnelles, répliques du centre-ville de Phnom Penh en banlieue. "Tout cela prend du temps, il faut construire un marché, des écoles, une mairie, un hôpital… Le promoteur qui comprendra qu’on a besoin de tous ces services, et pas seulement de zones résidentielles, aura tout compris."
L’exemple de Chrey Thom En mars 2008, le Premier Ministre Hun Sen, annonçait le lancement officiel des travaux d’infrastructures dans la banlieue de Chrey Thom, près de Choeung Ek. " Cette zone industrielle est celle qui a le plus grand potentiel de réussite et de développement démographique " complète SE Trac Thai Sieng. " C’est là que la densité démographique naturelle est la plus forte aujourd’hui. Les routes nationales 2, 3 et 4 s’y rejoignent, partant vers Tonle Bati, Phnom Tamao, Phnom Chisor, Takeo et Kampot. Il y a un vrai potentiel hôtelier et touristique, d’autant plus qu’avec la rénovation de la route nationale 3, Kampot ne sera plus qu’à une heure trente. A mon avis, ce site est très prometteur, tant au niveau industriel que touristique". Une route à quatre voies est en construction, permettant de relier cette ville-annexe à Phnom Penh, au niveau de la rocade de contournement qui existe déjà en partie, et sera terminée dans moins d’un an. Aurélie COLLADON. (www.lepetitjournal.com - Cambodge) jeudi 24 Avril 2008
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