| Ecrit par Jérémy Patrelle,
le 23-04-2008 00:00
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Après avoir qualifié l’Espagne en ½ finale de Coupe Davis, Rafael Nadal, 21 ans, entame cette semaine à Monte-Carlo sa saison sur terre battue. Objectif : un quatrième sacre consécutif à Roland-Garros début juin. Plus que la concurrence, le calendrier pourrait perturber le roi Verra-t-on le roi Nadal dresser le poing lors de cette nouvelle campagne sur terre battue ? (photo AFP)
En tennis, le printemps rime avec terre battue et depuis trois ans cette surface rime avec Rafael Nadal. Igor Andreev en 2005 et Roger Federer, sont les seuls à l’avoir battu. Entre ces deux défaites, l’Espagnol avait remporté 81 victoires de suite sur la terre ocre. Il faut donc être sacrément fort pour battre ce roc. D’ailleurs après sa défaite face au Suisse l’an dernier, il avait triomphé pour la troisième fois consécutive à Roland-Garros, ne perdant au passage qu’un seul set en finale face au n°1 mondial... Un physique infatigable, une science de la surface sans commune mesure, une combativité de tous les instants, des coups monstrueux et notamment un lift qui détruit tous ses adversaires : Nadal est pratiquement injouable sur terre. Cette saison 2008 sera-t-elle donc un long fleuve tranquille pour le n°2 mondial, ou à l’instar de Roger Federer sur surface dure, marquera-t-elle la fin de l’hégémonie du roi ? A priori, son règne devrait se poursuivre, même s'il faudra attendre deux ou trois semaines pour voir le niveau du cru Nadal 2008. La concurrence s'annonce rude. Le calendrier, son pire ennemi ? Roger Federer, toujours à la recherche de son premier succès à Paris, s’est entouré de José Higueras, ancien entraîneur de Chang et Courier, pour être fin prêt au combat. La semaine dernière, le n°1 mondial a d’ailleurs remporté son premier tournoi de la saison sur terre battue, après l’abandon du Russe Nikolay Davydenko. Mais le bilan du Suisse cette année (4 défaites en 5 tournois) laisse sceptique. Le danger pourrait venir de Novak Djokovic, ½ finaliste à Paris l’an passé et vainqueur de son premier Grand Chelem en Australie cette année, de Davydenko à l’aise sur toutes les surfaces, ou de David Ferrer, vainqueur à Valence dimanche et véritable joueur de terre battue. Autre candidat au putsch Nadal, David Nalbandian. À 100%, l'Argentin peut battre n’importe qui, même Rafa sur sa terre. Il y a des candidats à sa succession, mais sans certitude aucune. Rien ne s’oppose donc à un quatrième sacre d’affilée, que ce soit à Monte-Carlo cette semaine, Rome, Barcelone et Paris. Pourtant le clan Nadal affiche une certaine nervosité, due au calendrier. La saison sur terre battue a été réduite de six à cinq semaines, ôtant ainsi une semaine de repos aux joueurs. Le coach et oncle de Nadal, Toni, ne mâche pas ses mots : "Placer les trois Masters Series en quatre semaines, c’est stupide. Les personnes qui ont fabriqué ce calendrier, on doit les mettre dehors !" La fameuse blessure au pied de l’Espagnol pourrait ainsi resurgir avec la succession des matches sur terre battue, très exigeante pour les organismes. Et qui sait provoquer une fissure dans la belle armure du roi... Jérémy PATRELLE. (www.lepetitjournal.com) mercredi 23 avril 2008
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