| Ecrit par Arnaud Brely,
le 21-04-2008 23:00
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Exilé sur le côté gauche de l’attaque catalane, le numéro 14 du FC Barcelone erre comme une âme en peine depuis des semaines. La perspective d’une victoire en Ligue des Champions et d’un Euro réussi doit forcément relancer le meilleur buteur de l’histoire des Bleus Thierry Henry, en plein doute, se verrait bien remporter la Ligue des Champions avec le Barça (photo AFP)
Thierry Henry a débarqué de Londres en juillet dernier contre un chèque de 24 millions d’euros adressé à l’ordre d’Arsenal. Le meilleur buteur de tous les temps des Gunners avec 226 buts, a suscité un énorme enthousiasme de la part des fans des blaugrana de Barcelone. Associé à Ronaldinho, Messi et Eto’o, Henry faisait un mousquetaire plus que présentable pour intégrer les quatre fantastiques. Frank Rijkaard, l’entraîneur néerlandais du Barça s’est vite rendu compte que l’amas de trésors dans une équipe n’était pas nécessairement synonyme de mieux-disant footballistique. Les nombreuses sorties nocturnes de Ronaldinho et les blessures à répétition du lutin surdoué argentin, Léo Messi, ont peu à peu désorganisé la belle mécanique catalane, qui a abandonné une nouvelle fois le titre de champion d’Espagne à l’ennemi du Real Madrid. Arborant le maillot au numéro 14, que portait jadis le maître Johann Cruyff, Henry n’a pas retrouvé pour autant la place dans l’axe qu’il occupe avec les Bleus. Ce poste a permis, aussi, au natif des Ulis, de remplir avec grâce tous les filets des buts de la Premier League pendant huit années. Après le blues, les Blues ? Le meilleur buteur des Bleus avec 44 buts ne cesse de se plaindre de sa position excentrée sur le terrain. Il doit amorcer de longues courses sur son aile, et après tant d’efforts, "Titi" Henry est frustré de se confronter à un latéral, lui qui dans l’axe, trouve toujours la possibilité de griller le dernier défenseur. Mais Rijkaard, adepte du 4-3-3, n’accorde sa confiance qu’au brillant Camerounais, Samuel Eto’o. Seul un 4-4-2 pourrait associer les deux joueurs qui se respectent mutuellement. Henry encaisse le coup difficilement mais il continue à travailler dur. Malgré ses soucis d’ordre privé et un divorce qui ont laissé sa petite fille de l’autre côté du Channel, l’ancien Monégasque veut croire en des jours meilleurs. Avec le retour de blessure de Messi, et l’éclosion du Serbo-Espagnol de 17 ans, Bojan, le Barça entend être le dernier rempart à une finale 100% anglaise en Ligue des Champions. La vue de Sir Alex Ferguson pourrait redynamiser le Français, lui qui était si souvent décisif dans les victoires d’Arsenal sur Manchester United. L’Euro austro-suisse en juin devrait aussi redonner le sourire à Henry. Il compte sur l’entière confiance de Domenech. Et si la situation de l’ancien héros de Highbury ne s’améliore pas à Barcelone dans les prochains mois, la presse espagnole croit savoir, que les Blues du Chelsea d’Abramovitch seraient prêts à lui dérouler un pont d’or. Mais Ferran Soriano, vice-président du FC Barcelone a démenti ces rumeurs, expliquant que le championnat anglais ne manquait pas à son attaquant. Pour combien de temps encore ? Arnaud BRELY. (www.lepetitjournal.com) mardi 22 avril 2008 Demi-finales aller de la Ligue des Champions : Ce soir : Liverpool - Chelsea Demain : FC Barcelone - Manchester United
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