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CINE - Bon bilan de la France au Bafici |
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lundi 21 avril 2008 |
Le Bafici s'est terminé dimanche après presque deux semaines de diffusion non stop de films indépendants. La France proposait 35 films sur les écrans. Trois d'entre eux restent à l'affiche : Persépolis, Actrices et La question humaine
Les programmes du festival feuilletés dans le métro et le bus ; une ambiance fébrile à l’Abasto ; des salles combles ; des rencontres avec les réalisateurs ; des centaines de journalistes. Durant douze jours, Buenos Aires a vécu à l’heure du Bafici. La France n’est pas étrangère à ce succès : "Par le nombre de films, dont ceux en compétition internationale, et par leur qualité, par son soutien aux jeunes producteurs, par le rôle très important de l’ambassade dans la préparation de l’événement, la France est un partenaire fondamental du Bafici", explique Violeta Bava, la coordinatrice de programmation du festival.
Films d’auteur français La France au Bafici, ce sont 35 films (sur un total de 427), avec des œuvres qui se distinguent "par les risques esthétiques qu’elles prennent", souligne-t-elle. L’Argentine constitue une terre d’accueil pour le film d'auteur hexagonal, comme l’a constaté Jacques Nolot, dont les trois films étaient présentés dans le cadre d’une rétrospective et qui s’est dit ravi par "la jeunesse, la francophonie et la curiosité intellectuelle du public". Ami du dramaturge Alfredo Arias et proche du comédien et écrivain Copi (décédé en 1987), cet "homme qui aime les hommes" volontiers provocateur, se félicite également qu’en Argentine, "on aille chez le psychanalyste comme chez le médecin ou chez le coiffeur", alors qu’en France, le sujet reste "un peu tabou". Les semaines à venir devraient prolonger le succès du Bafici, puisque plusieurs longs-métrages projetés sortiront sur les écrans argentins au cours des prochaines semaines, notamment Persépolis (Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud), Actrices (Valeria Bruni Tedeschi) et La question humaine (Nicolas Klotz).
Professionnels de tout horizon La dixième édition du festival a aussi marqué un renforcement qualitatif de la présence française : parmi les invités cette année se trouvaient ainsi, non seulement des metteurs en scène, mais aussi des représentants de festivals français, de chaînes de télévision, un distributeur, des producteurs, des critiques de cinéma et, côté musique, Benjamin Biolay, qui a donné deux concerts au Niceto Club. Le Bafici, c’est enfin la tenue du Bal, un séminaire professionnel destiné aux jeunes producteurs du Cône Sud et qui permet à des projets de long-métrage de voir le jour grâce, entre autres, à la remise d’un prix de 5.000 € par Arte. Barbara VIGNAUX. (www.lepetitjournal.com - Buenos Aires) mardi 22 avril 2008
Les (co)-productions françaises en compétition internationale Andalucia, d’Alain Gomis (2008) El cielo, la tierra y la lluvia, de José Luis Torres Leiva, une coproduction France-Allemagne-Chili (2008) Mange, ceci est mon corps, de Michelange Quay, une coproduction franco-haïtienne (2007)
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