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Le relais de la flamme olympique s'est déroulé sans incident majeur samedi à Bangkok. Les forces de sécurité thaïlandaises et des manifestants pro-chinois ont réussi à étouffer quelques voix pro-tibétaines discordantes La flamme olympique a effectué sans incidents majeurs, samedi à Bangkok, la troisième étape de son périple asiatique après Islamabad et New Delhi. Plus de 2.000 policiers en uniforme ou en civil avaient été mobilisés le long d'un parcours de 10,5 kilomètres dans la capitale thaïlandaise pour éviter une répétition des incidents ayant marqué le passage de la torche, notamment à Paris le 7 avril. Le Premier ministre thaïlandais Samak Sundaravej avait également averti dès vendredi que les autorités ne toléreraient aucune violence et la police avait fait savoir qu'elle pourrait expulser du territoire tout étranger qui entreprendrait des actions illégales. Au moment du coup d'envoi du relais de la flamme à "Chinatown", donné dans une atmosphère de fête, le vice-Premier ministre Sanan Kachornprasart a donné le ton : "Nous séparons clairement la politique et le sport", a-t-il dit. La Thaïlande et la Chine entretiennent des relations étroites et la communauté d'affaires sino-thaïe s'était beaucoup impliquée dans l'organisation de l'événement. Quelque 80 personnalités thaïlandaises, issues des milieux du sport, des affaires et de l'environnement, se sont relayées pendant près de trois heures pour transporter le flambeau du quartier chinois jusqu'au pied de la statue équestre de Rama V. "L’âme chinoise" pour les uns, "flamme de la honte" pour les autres Sur le parcours, devant le siège régional des Nations unies, une centaine de manifestants pro-tibétains s’étaient rassemblés, criant "Libérez le Tibet", "Arrêtez de tuer au Tibet", "Nous ne voulons pas de votre flamme de la honte". Mais leurs voix ont été rapidement couvertes par quelque 300 manifestants pro-chinois qui ont toutefois été tenus à distance par les forces de sécurité. Ces manifestants, principalement des étudiants chinois, portaient des tee-shirts rouges et agitaient un drapeau olympique en criant notamment "Allez la Chine". "La flamme est l'âme chinoise", a affirmé Wang Yi, 18 ans, originaire de Pékin et présent en Thaïlande dans le cadre d'un échange d'étudiants. Des manifestants pro-tibétains ont déclaré avoir été provoqués par les partisans de Pékin. "J'ai eu peur", a dit Pokpong Lawansiri d'un réseau thaïlandais pro-tibétain en rappelant que la manifestation devant l'ONU visait seulement à presser la Chine de "respecter les droits de l'Homme". Deux étudiants américains ont dit à l'AFP qu'ils avaient tenté de déployer une banderole "Libérez le Tibet" au départ du relais à "Chinatown" mais que la police l'avait déchirée. Les autorités ont déclaré n'avoir procédé à aucune arrestation pendant la journée. L’un des porteurs, l’ancien acteur Christopher Benjakul, s’est néanmoins fait voler sa torche des mains juste après avoir effectué son relais. La flamme olympique a quitté Bangkok dans la nuit de samedi à dimanche pour la Malaisie. (www.lepetitjournal.com/bangkok.html avec AFP) lundi 21 avril 2008 Manifestations anti-françaises en Chine ce week-end Depuis le 24 mars et la cérémonie d'allumage de la flamme à Olympie (Grèce), des incidents, parfois violents, ont émaillé le périple mondial de la torche, braquant les projecteurs sur la situation au Tibet et mettant la Chine dans l'embarras. Des centaines de militants pro-tibétains ont encore été arrêtés la semaine dernière en Inde et au Népal. Samedi, le passage de la torche en Thaïlande coïncidait avec des manifestations anti-françaises dans cinq villes de Chine qui ont visé notamment l'enseigne Carrefour pour protester contre l'attitude de la France sur le Tibet et les jeux Olympiques prévus en août à Pékin. Dans la grande ville industrielle de Wuhan (centre), des centaines, voire des milliers, de Chinois ont défilé, notamment devant des magasins Carrefour, pour protester contre l'attitude de la France, selon la police et des témoins. A Pékin, deux petites manifestations ont eu lieu également samedi aux abords de l'ambassade de France et du Lycée français. De nouvelles manifestations ont eu lieu dans d’autres villes du pays hier. (LPJ Bangkok avec AFP – 21/04/2008) |