A l'occasion de la semaine de la presse à l'école, Le Petit Journal
s'est associé à une classe de troisième du lycée Mermoz. Chaque jour,
l'un des meilleurs articles rédigé pour l'occasion sera publié sur
notre site. Bravo aux apprentis journalistes. Merci à Elizabeth Devriendt, leur professeur de français. La série démarre avec un article de Camila Caputo, Ana Sofìa Larriera et Shapna Roy, sur l'histoire du lycée
Le Lycée Jean Mermoz a été crée en octobre de 1964, lors de la visite du président de la République Française, le général Charles de Gaulle, à Buenos Aires. Il repose sur un accord culturel, scientifique et technique entre la France et l’Argentine. L’opération a été menée manu militari puisque deux jours plus tard, le général De Gaulle, le président de la République Argentine, Arturo Umberto Ilia, et son vice-président, Carlos Perrete, ont déposé la première pierre du bâtiment. Auparavant une autre école française était située dans la rue Pampa. Il a fallu cependant attendre jusqu’au 10 mars 1969, pour que l’école ouvre ses portes. Ce jour -là environ 800 élèves, de la maternelle primaire ont assisté aux cours et le 12 mars, les étudiants du secondaire ont débuté eux aussi leur scolarité. Le nom de cette école a été choisi en l'honneur d’un des plus grands aviateurs français : le 1er pilote de courrier, Jean Mermoz qui volait de la France jusqu’en Afrique et ensuite jusqu’en Amérique (Chili). Le lycée est donc en forme d’avion, avec comme partie centrale, les classes du secondaire. Dans les deux ailes se trouve la maternelle, le primaire représentent les ailes, et le gymnase le hangar. Récemment des spores lumineuses renforcent cette idée d’avion.
Abandon de l'uniforme en 1980
Le lycée a accueilli jusqu’à 1.653 élèves de 36 nationalités différentes : des argentins, des français, des marocains, des belges, des gabonais, des ivoiriens, des libyens, des syriens, des algériens et bien d’autres encore. Malheureusement certains de ces élèves ne sont restés que quelques années à cause des responsabilités diplomatiques de leurs parents. Le lycée n’a pas été à l’écart de l’histoire de l’argentine car des menaces lui ont été adressées pendant la dictature et il a supporté les angoisses du climat de guerre pendant la guerre des malouines. Une des conséquences à été la suppression de l’uniforme en 1980.
Deux éducations culturelles Le lycée a eu l’honneur de recevoir des visiteurs prestigieux tels que le président de la République Française, François Mitterrand en 1983 et l’écrivain Hector Bianciotti, né en argentine mais écrivant actuellement en français, qui a inauguré l’auditorium. L’auteur appartient à l’académie française. Il y a des nombreuses activités culturelles dans cet établissement comme des chevaux "criollos", des démonstrations de la danse folklorique, des expositions et aussi des rencontres avec d´autres écoles. Le lycée prend le mieux de l’éducation culturelle de chaque pays (France-Argentine) et les rassemblent dans cet établissement. C'est-à-dire devenir "Un ciudadano a tiempo completo" selon Ricardo Polo, directeur argentin du primaire. En mars 2009, le lycée franco-argentin Jean Mermoz fêtera ses 40 ans. Le lycée Jean Mermoz est un exemple unique au monde, d’un lycée français bilingue. Il est un carrefour où se rencontrent des personnes d'origines, de traditions et de culture fort différentes. Tous les continents sont représentés et 36 nationalités s'y côtoient.
Camila Caputo, Ana Sofìa Larriera et Shapna Roy |