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AGRICULTURE - Conférence à Bucarest de Luc Guyau, président de l’APCA |
| Ecrit par Jonas Mercier,
le 20-04-2008 23:00
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Le président de l’Assemblée Permanente des Chambres Agricoles (APCA), Luc Guyau, était en visite en Roumanie la semaine dernière. Il en a profité pour tenir une conférence sur l’avenir de la Politique Agricole Commune (PAC) et aussi encourager les agriculteurs roumains à s’organiser
Luc Guyau lors de sa conférence, jeudi dernier (photo: LPJ)
Pour Luc Guyau, les agriculteurs français sont en avance sur leur temps : "Depuis 1987, nous voulons l’entrée de la Roumanie dans l’Union Européenne." Il a par ailleurs inscrit sa visite dans le processus de "rapprochement" entre les deux Etats. Beaucoup d’exploitants locaux, roumains et français, avaient fait le déplacement pour suivre sa conférence à la Bibliothèque centrale universitaire. Dans un pays qui possède un potentiel agricole énorme, Luc Guyau a encouragé les agriculteurs à travailler ensemble pour défendre leurs intérêts. Une position appuyée par le ministre roumain de l’Agriculture, Dacian Ciolos, également présent, qui a estimé que le concept des chambres agricoles françaises était à reprendre pour que les exploitants roumains puissent "faire entendre leur point de vue". Les chambres agricoles sont à mi-chemin entre des établissements publics et des organisations professionnelles. Elues tous les 6 ans par les acteurs du monde agricole et rural, elles représentent leurs intérêts au niveau national. En France, on compte 94 chambres agricoles départementales, 21 régionales et une assemblée permanente.
La Roumanie se met à la PAC La vision de Luc Guyau, lui-même exploitant, sur la question de l’agriculture européenne est claire. Le "libéralisme outrancier" dans ce domaine ne peut pas être un "vecteur de développement à long terme". En revanche, l’Etat ne doit pas et ne peut pas tout faire. D’où le rôle clé de ces organisations agricoles qui doivent parler d’une seule voix face aux industries agro-alimentaires ou à la grande distribution. Dans le cadre de la prochaine présidence française de l’UE, Luc Guyau a d’ailleurs rappelé que la PAC serait une "priorité forte" et que toutes propositions défavorables de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) dans ce domaine seraient rejetées. D'autre part, pour que l’Europe puisse maintenir sa capacité de production, Guyau demande à ce que le budget de la PAC soit "suffisant". Des déclarations qui ont eu un écho favorable en Roumanie où, contrairement à ce que l’on attendait, le nombre de dossiers pour l’obtention de fonds européens dans le secteur agricole a été supérieur aux attentes. Au quotidien Adevarul, le directeur général de l’agence de paiement pour le développement rural et la pêche, Laszlo-Attila Klarik, déclarait la semaine dernière que "les demandes (de financements européens, ndlr) ont dépassé d’environ trois fois la somme allouée pour la première session de financement". Jonas MERCIER. (www.lepetitjournal.com - Bucarest) lundi 21 avril 2008
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