| Ecrit par SANTIAGO,
le 22-04-2008 23:00
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Le commis présidentiel chargé de la question indigène, Rodrigo Egaña, a présenté vendredi à la presse le programme "Re-conocer : Pacto social para la multiculturalidad". Ce programme d’intégration des minorités indigènes, et plus particulièrement, des Mapuches, s’inscrit dans la cadre des promesses faites lors du discours d’investiture de Michelle Bachelet en 2006. Donner toute sa place à la culture mapuche est l’objectif ambitieux du gouvernement relayé par Rodrigo Egaña, nommé délégué gouvernemental responsable de la question indigène en janvier dernier. Ce programme met en avant le thème de la multi-culturalité comme axe central et fixe un agenda politique, par la mise en place de politiques publiques entre l’Etat et les peuples indigènes.
Représentation des peuples indigènes Pour garantir leurs droits il existe l’institution de la CONADI (Corporation Nationale pour le Développement Indigène), qui permet aux peuples indigènes d’élire 8 de leurs représentants sous réserve d’approbation du gouvernement . L’objectif serait de passer à une étape supérieure, en créant le Conseil des Peuples Indigènes, qui serait une institution indépendante leur accordant ainsi une réelle autonomie politique. Mais également en leur permettant une participation directe au Parlement, aux Conseils Régionaux et Communaux. Cependant Rodrigo Egaña explique la difficulté du gouvernement à mettre en place un tel outil qui réponde aux exigences des diverses organisations indigènes : "notre volonté existe mais nous rencontrons cette difficulté". En effet si les Mapuches sont plus nombreux et au devant de la scène, ce programme doit tenir compte de toutes les minorités indigènes c’est à dire : les peuples Atacameño, Aymara, Quechua, Rapa Nui, Collas, Diaguitas, Yaganes et Kawésqar . Un pays fort de sa diversité En somme ce pacte social a pour objectif d’améliorer la qualité de vie de ces peuples, fortifier leur identité et en faire un atout culturel, et enfin promouvoir leurs droits politiques et sociaux. Ces objectifs seront concrétisés par la valorisation, par exemple, des traditions des peuples indigènes et la reconnaissance de leur appartenance à l’histoire du Chili dans les programmes scolaires. Il est aussi question d’aider ces peuples indigènes à vivre plus décemment afin que les différences sociales s’atténuent notamment par l’accès à l’eau potable et l’électrification rurale. Le gouvernement souhaite promouvoir au sein de la société l’image d’un pays riche et diversifié culturellement. Cependant, pour Rodrigo Egaña rien n’est gagné : "ils attendent de voir si l’on va accomplir nos promesses ou non". "Les relations entre le gouvernement et les peuples indigènes ont été très marquées par la non confiance", explique t-il avec mansuétude. En revanche, en conclusion, il affirmait avec fermeté que le Chili est "une République, un Etat, une Nation", balayant ainsi les doutes et les questions sur une autonomie territoriale ou politique de quelque groupe que ce soit. Lola Sorrenti. (www.lepetitjournal.com) mercredi 23 avril 2008.
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