| Ecrit par Cécile DEBARGE,
le 09-06-2008 01:00
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Taux d’emploi, secteurs et régions qui recrutent, salaires, tour d’horizon des réalités du marché allemand (Photo. photo-libres.fr)
Pour ne pas faire de faux pas et aller droit au but, décryptage du marché du travail en Allemagne.
N°1 : Le taux d’emploi Il s’élève à 67,5% en Allemagne, soit près de 3% supérieur à la moyenne de l’Union Européenne. Les services tiennent la part belle et regroupent plus de 28, 7 millions d’actifs. L’industrie, quant à elle, embauche toujours plus de 30% de la population active, et notamment dans les domaines de l’automobile, de l’électrotechnique, de la construction mécanique et de l’industrie chimique. N°2 : Les secteurs qui recrutent Tous les mois, l’agence pour l'emploi publie un "Top 10" des métiers les plus recherchés sur le marché allemand (http://www.pub.arbeitsamt.de/hst/services/statistik/000100/html/sonder/index.shtml). Au mois de février 2008, ce sont donc les vendeurs, les électriciens, les commerciaux, les mécaniciens, les serveurs, les infirmières ou encore les routiers qui ont fait le plus défaut. A Hambourg, ce sont les secteurs du commerce et des constructions navales qui dominent le marché du travail. La ville est en effet un pôle régional majeur pour les échanges commerciaux. Aussi, retrouve t-on parmi les plus gros employeurs toutes les entreprises qui y sont liées : économie logistique, mais aussi banques ou compagnies. A noter aussi l’importance du secteur des médias, de l’information et de la communication. Autour d’Hambourg, et plus particulièrement dans la "Altes Land", les exploitations agricoles sont très productives et ont des activités diversifiées, de l’agriculture, à l’élevage, aux cultures maraîchères. Par ailleurs, les secteurs des chantiers navals et de la chimie sont ceux qui risquent d’offrir le plus d’opportunités de développement dans les prochaines années, en raison de leur développement dans la région. Quelques grandes entreprises internationales implantées à Hambourg : Airbus, Beiersdorf, Hapag Lloyd, Helm, Olympus, Otto Versand, Panasonic, Tchibo, ou de grandes maisons d'édition. Ne négligez pas pour autant les petites et moyennes entreprises qui sont extrêmement présentes. N° 3 : Les régions dynamiques Les Länder du Sud de l’Allemagne conjuguent faible taux de chômage (moins de 6% dans le Bade-Wurtemberg pour février 2008) et secteurs dynamiques de la troisième révolution industrielle avec des multinationales comme BMW, Adidas ou les industries aéronautiques. Résultat : la première marche du podium des régions économiquement dynamiques. Un peu derrière se trouve le Nord de l’Allemagne, relativement attractif également et doté de nombreux atouts, géographiques ou dans la qualité de ses infrastructures. Mais croissance et dynamisme économiques restent moyens. Enfin, c’est dans la Ruhr, en reconversion industrielle, et dans l’ex-Allemagne de l’Est que le taux de chômage reste le plus élevé. La Saxe tire son épingle du jeu et bénéficie de nombreux investissements d’entreprises comme Siemens, Porsche, Volkswagen ou encore EADS et propose donc des opportunités intéressantes. N°4 : Les salaires Le salaire minimum n’existe pas en Allemagne, même s’il peut être l’objet de négociations avec l’employeur. Cependant, à titre de repère, le salaire mensuel brut moyen des employés dans l’industrie, le commerce, l’assurance et les organismes de crédit était de 3400 euros en 2004, et de 2700 euros pour les femmes. Les ouvriers touchent environ 2500 euros brut par mois. Méfiez vous toutefois de ces chiffres qui reflètent des réalités très différentes entre Länder de l’ancienne Allemagne de l’Ouest ou de l’Est, où l’on gagne en moyenne un tiers moins que dans l’ex-RFA. Cécile DEBARGE (http://www.lepetitjournal.com/hambourg.html) lundi 9 juin 2008 Pour en savoir plus, consultez les fiches par pays et par régions disponibles sur le site européen : http://europa.eu.int/eures/home.jsp?lang=fr
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