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POLITIQUE - Le parlement mexicain sous la coupe de l’opposition |
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| Ecrit par mexico,
le 17-04-2008 23:02
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Les deux chambres du parlement mexicain sont littéralement contrôlées, depuis une semaine, par des députés de l’opposition de gauche mexicaine, qui exigent un débat ‘’de fond’’ sur la réforme énergétique
Banderole déployée par le FAP annonçant la ''fermeture'' du parlement (Photo. Notimex)Cette institution législative s’enfonce progressivement dans une situation de crise inextricable, à cause du bras de fer qui oppose le Front Ample Progressiste (FAP) et le gouvernement sur le temps que doit durer le débat législatif sur la réforme de la compagnie pétrolière Pemex.
L’opposition, conduite principalement par l’aile dure du Parti de la Révolution Démocratique (PRD), justifie sa décision par l’exigence d’un débat de quatre mois, qui englobera, en dehors de l’institution législative, des intellectuels, des spécialistes et d’autres acteurs sociaux.
Le gouvernement, appuyé par le vieux Parti de la Révolution Institutionnel (PRI), propose un débat parlementaire de 50 jours maximum, au bout desquels les textes de réforme seront approuvés et son initiative entérinée.
Le contrôle physique des chambres basse et haute du parlement est devenu assez cocasse, jeudi, après l’annulation d’un discours que devait prononcer, à partir de la tribune de la Chambre des Députés, la présidente d’Inde, Pratibha Devisingh Patil, en visite au Mexique.
Les députés du FAP se relaient jour et nuit pour garder sous leur coupe les tribunes du Sénat et de la Chambre des Députés. A la manière de sit-in universitaires, ils ont installé des barricades autour de ces tribunes pour empêcher toute tentative de les déloger de ces hauts lieux du dialogue consensuel et du débat démocratique.
Des images diffusées par les télévisions mexicaines montrent l’atmosphère bon enfant qui règne parmi ces députés. Certains tuant le temps en jouant aux Echecs.
Leurs leaders, qui semblent conscients des dommages collatéraux que pourrait leur causer cette action de protestation inédite, ont organisé à la hâte, mercredi soir, une conférence de presse pour exiger un référendum populaire sur la réforme de Pemex.
Leurs détracteurs, qui ne veulent pas l’affrontement direct, ont opté, la mort dans l’âme, pour des réunions plénières dans des salles alternatives au sein ou en dehors du parlement.
Ils se sont réunis dans un amphithéâtre réservé normalement aux évènements à caractère culturel, pour autoriser, en votant à l’ancienne (à main levée), le voyage du président Felipe Calderon aux Etats Unis, où il doit participer à un sommet avec ses homologue américain et canadien.
Les commentaires dans la presse mexicaine soulignant le caractère surréaliste de cette affaire ne se comptent plus. Certains estiment que l’image du pays à l’étranger en a pris un sérieux coup, renvoyant dos à dos les protagonistes de cette crise sans précédent qui malmène la jeune démocratie mexicaine. (www.lepetitjournal.com - Mexico) vendredi 18 avril 2008
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