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Plus de 100 réfugiés palestiniens ont été accueillis récemment, dans les commune de La Calera, San Felipe et Recoleta. Cette action solidaire a été coordonnée par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés et le gouvernement chilien 
Le 6 avril dernier, un premier groupe de 38 Palestiniens a été accueilli dans la commune de La Calera (région de Valparaiso, à 120 kms au nord de Santiago) ; puis le lundi 21 avril, ce sont environ 70 autres Palestiniens qui se sont installés dans les villes de San Felipe (région de Valparaiso) et Recoleta (région de Santiago). "Chili, pays d’accueil" est un programme qui est "une manière de tendre la main à la communauté internationale", selon les déclarations officielles du gouvernement. En tout ce sont 117 personnes soit 29 familles qui sont transportées depuis leur camp à la frontière entre la Syrie et l’Irak jusqu’au Chili. Ils sont plus de 500 à vivre dans ce campement à Al-Tanf, depuis 2003, où ils ne disposent pas de services de base, ni d’écoles pour les enfants. Cette initiative solidaire a été mise en place grâce à un partenariat entre le gouvernement chilien et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés.
Intégration palestino-chilienne En quelques jours les enfants se sont bien intégrés à la commune de La Calera, ville de 50.000 habitants. Bien qu’ils ne parlent pas la même langue, ils ont su trouver des codes. Cependant pour les parents la langue reste le principal obstacle à l’intégration. C’est pour cela qu’ils sont accompagnés presque en permanence de traducteurs. Chacun fait au mieux pour que l’intégration se fasse dans les deux sens mais déjà des différences culturelles pointent leur nez : dans un pays où l’"abrazo" est de rigueur, les palestiniennes musulmanes expliquent que les femmes ne s'embrassent qu'entre elles ; elles saluent en revanche les hommes avec une main sur le coeur. La pratique de leur foi est aussi problématique : il n’existe pas de mosquée à La Calera, ni à San Felipe (il n’y en a que trois dans le pays dont une à Santiago). Ces réfugiés viennent grossir les rangs d’une communauté palestinienne déjà forte de près de 300.000 personnes (une des plus importante en dehors du monde arabe). Si dans le monde le nombre de musulmans grandit (19,2% contre 17,4% de chrétiens), le Chili reste majoritairement catholique (environ 75% de la population). Le choc des cultures sera inévitable bien que l’Etat chilien ait promis de veiller sur ces nouveaux citoyens, de respecter leur rythme, leur religion et leurs coutumes. L.S. (www.lepetitjournal.com - Santiago) mardi 29 avril 2008 Info sur « Chili pays d’accueil »
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